Archive | May, 2012

[on my iPod] Lisa Hannigan – Passenger

30 May

Il est dit que les grands esprits se rencontrent, et ce n’est pas faux. Révélée aux côtés de Damien Rice (on vous en parlait ici) avec qui elle a collaboré en studio et sur scène (“Volcano”, “Cold Water” ou “9 Crimes”, c’était elle), en 2007 elle décide de partir de son côté pour lancer sa carrière solo.

Auteur et interprète, cette belle jeune chanteuse à l’empreinte vocale si particulière sort son premier essai, “Sea Sew” en 2008, dont resonne encore, non sans nous donner des frissons, le très beau “Lille”.

Et ce n’est qu’en 2011 qu’elle revient avec un nouvel album, à écouter aussi bien une matinée ensoleillée que lors d’une fin d’après-midi pluvieuse. Aux ambiances multiples, il enferme des vraies pepites pop-folk parmi lesquelles les mélancholiques “Home” et “A Sail” qui ouvrent le bal, suivies des énergiques singles “Knots” et “What’ll I Do”, l’onirique “O Sleep” avec la participation de Ray LaMontagne, les bucoliques “Little Bird” et “Passenger”, qui donne son nom à l’album, sans oublier “Safe Travels, (Don’t Die)” et “Blow the Wind”, qui clôture l’album, pratiquement acapella, dans une ambiance presque aussi mélancholique que celle du début, sur fond de quelques accords de violon qui nous invitent à rêver.

D’une voix douce, mais puissante, cette irlandaise de naissance mais francophile dans l’âme nous confiait il y a quelques semaines, lors d’un de ses nombreux passages promo acoustiques, vouloir passer quelques mois à Paris afin de perfectionner son français. On espère alors avoir à nouveau l’occasion de la voir se produire en concert d’ici la fin de l’année, mais attention, il ne faudra alors pas la rater !

Lisa Hannigan - Passenger

À écouter et à télécharger gratuitement également ici, offert par PIAS France, le nouveau single “What’ll I Do”.

Et en bonus, la vidéo de sa reprise de “Somebody That I Used to Know” de Gotye, live et acoustique pour la radio 3FM :

[on my iPod] Ben Howard – Every Kingdom

25 May

Avec ses faux airs de surfeur australien, c’est en fait un jeune artiste anglais que nous vous présentons aujourd’hui.
Compositeur et interprète, nous avons découvert Ben Howard sur ARTE lors de son passage à “One Shot Not” (émission depuis disparue) pour interpréter “These Waters”, mais dont on retiendra surtout le magnifique “The Wolves” filmé lors des répétitions.
Après deux EP, “These Waters”, ayant vu le jour grâce à son partenariat avec la marque Quicksilver (quand on vous dit qu’on pourrait le prendre pour un surfeur australien), et “Old Pine”, premier fruit de sa collaboration avec Universal Music, c’est chez Island Records que “Every Kingdom”, son premier album, voit le jour en 2011.

Ben Howard - Every Kingdom
Composé de titres rodés et perfectionnés en live avant de se retrouver sur un disque, ce premier album est un véritable concentré de tubes qui accompagneront sans doute notre été. Du bucolique “Old Pine” aux entraînants “Keep Your Head Up” et “The Fear”, en passant par les plus personnels “Black Flies” et “Diamonds”, sans oublier la petite touche romantique dans “Only Love”, dernier single en date, et “The Wolves”, repris systématiquement en choeur par les fans à chaque concert.
Et c’est justement en live qu’on apprécie à part entière la musique de Ben Howard, de par la dimension que ses chansons prennent avec l’appui de trois musiciens multi-instrumentistes qui l’accompagnent sur scène (violoncelle, guitares, basse, batterie et autres percusions), mais aussi parce que c’est en concert qu’on pourra déguster, avec un peu de chance (et je vous le souhaite !), quelques uns de ses incontournables anciens titres comme “London”, “These Waters”, “Cloud Nine”, le très punchy “Move Like You Want To” ou le trop rare, “The Fire”.
En attendant son retour en France pour une tournée des festivals cet été (tous ses concerts parisiens ayant été joués à guichets fermés jusqu’à présent), je vous laisse avec un clip très “feeling good”, qui résume assez bien l’univers de ce jeune talent dont on n’a pas fini d’entendre parler.

>> En concert au Festival Solidays le 22 juin 2012 !!!

[on my iPod] Gossip – Move in the Right Direction

25 May

A l’époque où le lancement d’un single passe presque obligatoirement par la case du “lyric video”, le nouveau clip de Gossip réussit la fusion parfaite entre ce dernier et le clip promo.

Partant d’une bonne chanson et de quelques idées classiques – tels des plans sur le groupe en train de faire semblant de jouer – et d’autres employées maintes fois, à l’image du groupe de danseurs venant leur prêter main forte (vu chez Madonna, Lady Gaga, Kylie, Britney et plus récement chez The Young Professionals et, en moins réussi, dans le dernier essai de Little Boots), la simplicité du clip (du noir, du blanc et du rouge sur un fond vert) et la performance de Beth Ditto (dans un état pas très sobre… ou bien trop sobre ?) nous font réaliser qu’il nous en faut pas plus pour danser (n’est-ce pas, Rihanna ?)

A découvrir sans attendre (enfin, après la pub… merci VEVO !) car oui, le nouveau Gossip est pop, est gay et donne envie de bouger !

“So I hold back tears, move in the right direction. Face my fears, move in the right direction… I’m doing fine, one step closer every day at the time. I won’t lose my mind, lose my mind, ah ah !”

[live report] Garbage – Studio 104 et l’Olympia, Paris – 15 et 16 mai 2012

21 May

Nous en parlions ici il y a quelques jours, du retour très attendu de Garbage, groupe emblematique des années 90. Et c’est à peine un jour après la sortie de “Not Your Kind of People” que nous avons eu la chance d’assister au mini-concert donné par le groupe au Studio 104 de la Plaine Saint-Denis, dans le cadre des “Concerts privés” organisés par Canal+, en guise d’apéritif avant leur concert du lendemain dans la mythique salle de l’Olympia, à Paris, où le groupe avait donné sa dernière représentation il y a 7 ans de cela.

Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 15 mai 1012

Un cadre particulier, mais l’enjeu est important, puisque ce premier soir c’est devant les caméras, et en petit comité que le groupe joue à nouveau en France après une longue période d’absence. Première impression, le groupe a vieilli, mais son aura est toujours la même, et c’est une charismatique Shirley Manson, accompagnée par ses trois complices sobrement (mais élégament) vêtus qui nous font cadeau d’un set énergique aux allures de best-of qui fait la part belle aux titres des deux premiers albums du groupe (intros savament retravaillées pour l’occasion), tout en intégrant à la perfection 4 titres extraits de leur nouvel opus (singles et futurs singles, sans doute), pour un total de 11 chansons.

On le sait, les nouvelles chansons sont encore en cours de rodage, mais c’est bizarrement sur un ancien titre, “Queer” que la mémoire de Shirley lui joue des tours, ce qui la fait rire et nous avouer, sur le ton de la plaisanterie, que “la situation commence à devenir inquiétante” ce soir-là. Nous rigolons avec elle, après tout nous n’allions pas nous plaindre puisque cela nous a permis de profiter de cette chanson à trois reprises dans la même soirée (et on vous passe l’incident du rouge à lèvres sur lesdents, qui a mené à enregistrer deux fois le début du concert). C’est ainsi que nous quittons le groupe, le sourire aux lèvres, impatients de les retrouver le lendemain pour le plat de résistance.

L’Olympia, Paris – 16 mai 2012

Avec un peu de stress et après une longue attente devant la salle, c’est en comité moins restreint et dans un Olympia plein à craquer (le concert affichait complet quelques heures après le début des réservations) que nous nous apprêtons au milieu du premier rang à entendre à nouveau les nouveaux titres sur scène.

On vous le disait, le groupe a vieilli, et une partie de son public avec, mais tous, jeunes et moins jeunes, sont au rendez-vous pour le grand retour sur scène de Garbage. En effet, on retrouve dans la salle un curieux mélange de nostalgiques de la première heure et de jeunes venant découvrir “enfin” sur scène, ce groupe qu’ils ont attendu pendant tant d’années.

L’élégance et la sobriété savament mises en valeur par les équipes du plateau la veille, frappent ici par la simplicité d’une scène étonnamment vide, qui sera remplie sans problème par la présence (et la prestance) du groupe par la suite. Car oui, le groupe joue la simplicité, après tout c’est à des vrais professionels qu’on a affaire ici, nul besoin d’artifices pour convaincre.

Mêmes airs de best-of, une sorte de version longue de la veille (et setlist curieusement proche de celle de 2005), l’ébullition de la salle en plus, “Special” en moins. Certains titres (notamment les nouveaux) ont été mieux réussis la veille, mais on retrouve avec plaisir un groupe plein d’énérgie et une Shirley Manson qui chante avec les tripes, distillant tout au long de la soirée sensualité et aggrésivité, et qui occupe l’espace telle une bête de scène. Et c’est réjouissant, et le public et aussi réceptif que le groupe est touché par l’accueil qui ce soir leur est réservé.

Ne le nions pas, Garbage fait des belles balades, mais les points culminants ce soir viendront peu avant le rappel, avec un excellent “Push It” repris en choeur par l’audience, ainsi qu’avec “Automatic Systematic Habit”, concentré d’adrénaline (avec une pointe de sexy… “and you’re so slight about it, oh! it comes automatic, and you’re so good at it. A systematic habit”…) dont le seul point négatif (outre la fin un peu approximative, ce que nous mettrons sur le compte de l’émotion) est celui de nous rappeler que la soirée touche à sa fin.

Cela ne fait aucun doute, le groupe est en forme et prêt à satisfaire ses fans, mais aussi à conquérir un nouveau public avec cette sorte de Garbage version 2.012. Et c’est littéralement sans voix et avec une tête sur le point d’exploser (à force de crier, et chanter, et sauter, et crier) que nous nous en allons, avec la promesse de retrouver le groupe en concert un peu plus tard dans l’année.

Setlist:
Supervixen
Temptation Waits
Shut Your Mouth
Queer
Metal Heart
Stupid Girl
Why Do You Love Me
The World Is Not Enough
#1 Crush
Cherry Lips (Go Baby Go!)
Blood for Poppies
Battle In Me
Milk
Man On a Wire
I Think I’m Paranoid
Bad Boyfriend
Only Happy When It Rains
Push It
---------------------------
Automatic Systematic Habit
The Trick is to Keep Breathing
Vow

 

>> En concert au Festival Solidays le 24 juin 2012 et au Zénith de Paris le 22 novembre 2012 !!!

>> Diffusion du “Concert Privé” sur Canal+ le 26 mai 2012 à 11h35

[remix Sunday] Niki & The Dove – Mother Protect (Goldroom remix)

20 May

Et parce qu’il est important de célébrer ces soirées qu’on aimerait ne jamais voir s’arrêter, je me permets de partager un remix qui sent justement le beau monde, les ambiances de folie, l’absence de fatigue et la magie dans l’air.

En club, à la plage, dans un bar, avec des amis ou même des inconnus, Niki & The Dove et Goldroom nous invitent à danser sans s’arrêter, se faire des nouveaux amis, tomber amoureux et s’aimer jusqu’au bout de la nuit !

À savourer les yeux fermés !

Niki & the Dove - Mother Protect

“… I close my eyes and wait for the echo, and you came in a hurricane, I watched you in the dark. Never seen nothing like it, don’t wanna smash the spark…”

[remix Sunday] Willy Moon – I Wanna Be Your Man (Drop the Lime remix) & Yeah Yeah (Sinden remix)

20 May

Toujours inspiré par l’arrivée (relative) du Soleil, voici un peu de bon son venu de la Nouvelle-Zélande et porté par l’astre de la nuit, parfait pour ambiancer vos débuts de soirée (ou bien la fin, ou la soirée, tout court).

Remixés par Drop the Lime et Sinden, je vous présente ici deux morceaux de Willy Moon, extraits de son EP éponyme. Deux ambiances, des rythmes différents pour deux remixes à écouter en bougeant son corps.

Willy Moon EP

 

Willy Moon – I Wanna Be Your Man (Drop the Lime remix)

 

Willy Moon – Yeah Yeah (Sinden remix)

[live report] Gossip – La Cigale, Paris – 14 mai 2012

19 May

On les avait quittés en 2010 après une longue tournée jouée (presque) à guichets fermés et qui a suivi la sortie de “Music for Men”.

Voilà qu’après un mini concert gardé secret (ou presque) jusqu’au dernier moment, donné pour Canal+ à l’occasion de “La Nuit de l’Album de la Semaine” au Grand Rex, à Paris, le 3 mai dernier, concert qui a servi d’échauffement et, accesoirement, de lancement de la nouvelle tournée,  notre groupe de Portland préféré était de retour sur la scène de la Cigale, à Paris, lundi 14 mai dernier.

Bien entendu, nous n’allions pas rater l’opportunité de profiter à nouveau en live, et avant leur retour à l’automne prochain, des nouveaux titres du groupe, extraits de leur dernier album “A Joyful Noise”, sorti également le 14 mai.

Cela ne fait aucun doute, Gossip aime la France, et a donc décidé d’offrir au public parisien, composé de fans de longue date et de nouveaux fans gagnés grâce au virage plus pop et électro pris par le groupe, une “release party” digne de ce nom.

Que l’on se le dise, bien que la musique du groupe puisse être idéal pour ambiancer une soirée ou accompagner les trajets urbains, c’est sur scène qu’elle prend toute son ampleur pop, rock, électro, trash grâce à la voix et l’énorme présence de Beth Ditto et de sa complicité avec ses deux talentueux acolytes, Hannah Blilie (à la batterie) et Nathan Howdeshell (à la guitare et au clavier).

C’est donc après une première partie dont le set aura au moins eu le mérite d’être courte, et en compagnie de deux musiciens en support sur scène, Chris Sutton à la basse et Katy Davidson au clavier, que le “Gossip Comedy Hour” (dixit Beth même) démarre en rythme avec “Love Long Distance”, dans une salle surchauffée et qui ne demande qu’à danser.

Ensuite, pendant plus d’une heure de show le groupe délivre un set parfaitement équilibré entre vieux morceaux rock (“Eyes Open”, “Yesterday’s News”, “Yr Mangled Heart”), singles fédérateurs (“Listen Up!”, “Heavy Cross”) et chansons pop et dance (“Love Long Distance”, “Men in Love”) qui font sauter la fosse entière et bouger, littéralement, le sol de cette belle enceinte parisienne, une des meilleures salles dont la capital dispose.

Une setlist digne de ce nom à laquelle viennent s’intégrer à la perfection les nouveaux morceaux du groupe (“Move in the Right Direction”, “Melody Emergency”, “Get Lost”, “Into the Wild”, “Casualties of War” et l’excellent “Get A Job”), des tubes en devenir, à l’instar du premier single “Perfect World”, acueilli avec enthousiasme par le public ce soir-là.

Une performance sincère et énergique, entrecoupée d’anecdotes et répliques drôles, mais surtout d’un moment d’émotion unique et spécial pendant lequel une Beth émue aux larmes a pris le temps de remercier le public pour son soutien sans faille qui a permis au groupe de réaliser son rêve de parcourir le monde en partageant sa passion.

Et c’est ainsi qu’après un “Standing in the Way of Control” d’adieu et une petite ballade dans la salle qui amène Beth jusqu’au balcon pour un discours engagé d’amour et paix que le spectacle se termine sur quelques notes de “I Will Always Love You”, de la regrettée Whitney Houston, et un public satisfait qui reprend en choeur ses mots lorsqu’elle nous rappelle que “ain’t no power like the power of the people, ’cause the power of the people don’t stop”. Et que pouvons-nous souhaiter ? si ce n’est qu’il en soit de même pour Gossip, et ceci pour très longtemps !

Setlist:
Love Long Distance
8th Wonder
Move in the Right Direction
Listen Up!
Melody Emergency
Four Letter Word
Men in Love
Get a Job
Eyes Open
Perfect World
Yesterday's News
Yr Mangled Heart
Get Lost
Into the Wild
Heavy Cross
---------------------------
Casualties of War
Standing in the Way of Control

 

>> En concert au Zénith de Paris, les 06 et 07 novembre 2012 !!!

>> “Concert Privé” actuellement en diffusion sur Canal+