Archive | June, 2012

[on my iPod] Arctic Monkeys – R U Mine ?

19 Jun

Il est temps de voir si vous avez suivi un peu les derniers posts. Si je vous dis Sheffield, vous me dites?

> Reverend and the Makers, bien sûr

Si je vous dis “The Machine” vous me dites?

> Reverend and the Makers featuring. Alex Turner

Si je vous dis Alex Turner vous me dites?

> Arctic Monkeys !

Maintenant, si je vous dis “Whatever People Say I Am That’s What I’m Not” vous me dites?

> que c’est Chris McClure, petit frère de Jon McClure, leader des Reverend and the Makers qui se trouve sur la pochette.

Et moi je vous dis, bravo ! car en effet, ces deux groupes étant amis de longue date, il n’est pas rare de voir leurs univers se croiser de temps à autre.

On n’oublie pas, par exemple, que le (super) batteur des Artic Monkeys, Matt Helders, faisait partie de Mongrel, groupe et projet parallèle de Jon McClure.

Mais si on est là aujourd’hui, c’est pour vous parler du dernier single en date du groupe d’Alex Turner, sorti à l’occasion du Record Store Day (ou Disquaire Day, en VF), en avril dernier (oui, ce n’est pas tout récent, et alors?) dans un superbe vinyl couleur pourpre, désormais introuvable, à moins que vous ne soyez prêts à enchérir pour l’avoir !

Il s’agit de l’excellent (comme le sont souvent les faces B du groupe) “R U Mine”, petit bijou long de 3min20 dans lequel la basse excelle autant que la batterie, et la puissance de la guitare égale la perfection du chant.

Arctic Monkeys - R U Mine ?

L’énergie, la mélodie, la batterie et les choeurs de Matt Helders, les paroles et la voix d’Alex Turner, le riff de guitare et le break… cela ne fait aucun doute, c’est du bon rock comme on aime, un vrai 20/20.

Aussi bon dans sa version studio que sur scène, c’est avec la version live à Mexico, filmée au Palais des Sports de la mégalopole en mars dernier, qu’on vous laissera, histoire que vous puissiez en juger par vous mêmes:

” She’s a silver lining lone ranger riding

Through an open space

In my mind when she’s not right there beside me

I go crazy cause here isn’t where I wanna be

And satisfaction feels like a distant memory

And I can’t help myself for

all I wanna hear her say is “Are you mine?” “

[remix Sunday] Dirty Old Ann – Turn Me On (Freemasons remix)

19 Jun

Et parce que quand cela ne va pas trop, il n’y a pas meilleur remède qu’un peu de disco pour vous remettre d’aplomb, le remix du dimanche (parce que c’est bien connu, mardi, c’est le nouveau dimanche) est celui de “Turn Me On” de Dirty Old Ann par Russell Small et James Wiltshire de Freemasons.

Légèrement suggestif, idéal pour tout moment de la soirée, et plus su affinités. À combiner éventuellement avec un petit “Groovejet” pour décupler les sensations… en fin de comptes, que celui capable de résister à l’envie de bouger son corps se jette le premier sur le dance floor !

Dirty Old Ann - Turn Me On

“Turn me on, make me scream, make me shout… get on up !”

[on my iPod] Reverend and the Makers – @Reverend_Makers

16 Jun

Après deux albums, “The State of Tings” (2007) et “A French Kiss in the Chaos” (2009) édités chez Wall of Sound, c’est sur leur nouveau label, Cooking Vinyl, les Reverend and the Makers reviennent avec “@Reverend_Makers”, dont le nom est à l’image de l’intense activité du leader du groupe sur les réseaux sociaux.

Originaires de la (musicalement) prolifique ville de Sheffield, en Angleterre, c’est suite à une absence de 3 ans que le groupe fait son come-back.

Mené par le “Reverend” Jon McClure, il se compose de Laura McClure, Ed Cosens, Joe Moskow et les récemment arrivés Ryan Jenkinson et Joe Carnall.

Et puisqu’il est temps de mettre un terme à 3 ans d’attente, c’est à 3 jours de la sortie de l’album que nous vous proposons de le découvrir avec nous en avant-première via le site du NME.

Prêts? Alors mettez votre casque sur les oreilles, cliquez ici et c’est parti !

 

Bassline (album version)  *****

excellent choix pour préparer le public au come-back du groupe, et pour ouvrir le disque. Parfait pour trouver le courage d’aller danser toute la nuit, et pour faire danser les foules, que ce soit en concert ou en discothèque, un vrai club banger, à consommer sans modération.

Out of the Shadows   *****

tout comme le début de la version longue de “18-30” (dont la version originale figure sur le premier album), bien qu’en plus subtil ici, la guitare rappelle immédiatement un morceau dont Jon confesait à l’époque être fan: “Too Young” de Phoenix. Certainement mon titre préféré de l’album, et qui a tout pour être sinon un single, un vrai live favourite.

Shine the Light    ****

un son plutôt “classique” pour le groupe, avec un petit air de Kasabian. Un de ces morceaux rassembleurs que l’on imagine bien accompagner une manifestation ou être joués dans un stade. Un single? probablement.

Depthcharge    ***

sans doute le morceau le plus éloigné de tous les autres, avec ce côté expérimental qui en fait une sorte de mini jam session, sans vrai début ni fin, et qui nous rappelle que Jon McClure c’est aussi des projets parallèles tels que Mongrel ou le Reverend Sound System (RSS).

Warts N All   ****

sur un air de reggae (auquel le morceau précédent nous avait préparé), c’est le “Open Your Window” de ce nouvel album, avec un guitare acoustique qui brille comme jamais.

Yes You Do   ***

morceau déjà connu des fans, puisque interprété en acoustique lors des traditionnels rappels dont seul Jon a le secret. A savoir pour la prochaine fois que vous verrez le groupe en live (ce qui est très rare à Paris, mais on les attend de pied ferme !) ne partez pas à la fin, suivez Jon où qu’il vous mène…

The Wrestler   ****

le deuxième titre officiellement dévoilé de cet album, sorte de cousin du grandiose “Heavyweight Champion of the Sound”, malgré les notes du début directement empruntées à “The Machine” (titre auquel a participé un tel Alex Turner, et qui figure sur “The State of Things”, premier album du groupe). Disponible en téléchargement gratuit par ici.

1 + 0    **

morceau sympathique à écouter, mais qui a un peu de mal à trouver une identité dans l’ensemble.

Noisy Neighbour   ***

plus rythmé que le précédent, mais également en dessous du reste.

What Goes Around  ***

dernier morceau de l’album, qui conclut avec un plaisant sentiment de déjà-vu, en nous laissant toutefois un peu sur notre faim.

@Reverend_Makers

En conclusion, un album qui nous fait penser à celui de leur début, et même s’il est loin d’être aussi parfait, il contient des très bons morceaux, calibrés pour la scène ou le dance floor. Après tout, ce qui compte à la fin c’est qu’on retrouve le savoir-faire et l’énergie du groupe, ainsi que le génie du Reverend lorsqu’il s’agit d’écrire et composer des paroles et des mélodies aussi intelligentes qu’acrocheuses.

On retrouve un groupe moins engagé que par le passé, mais plus détendu et prêt à faire la fête. Qu’on se le dise, Jon McClure et sa bande sont de retour et ils vont nous faire bouger !

Et on vous laisse avec la version radio de “Bassline”, le premier morceau de l’album, à télécharger gratuitement sur le profil Facebook du groupe :

 

Et pour ceux qui voudront se procurer la version deluxe de l’album, sachez que sur le 2ème disque figure une mixtape exclusive (également en écoute sur le site du NME) contenant des remixes et des collaborations avec des amis de longue date du groupe comme Matic Mouth, Richard Hawley, Carl Barat, Roots Manuva et le rappeur Kano, entre autres.

“I’m coming out of the shadows

I’m coming into the light.

I’m stepping out in the sunshine

’cause it’s the end of the night”

[live report] We Have Band + Isaac Delusion – Le Trabendo, Paris – 13 juin 2012

15 Jun

Avec les premières parties je raisonne un peu comme avec les films, que ce soit par politesse ou par respect par l’effort fourni, quelque soit le résultat, je n’en parle que si j’ai apprécié et que j’ai quelque chose de constructif à dire (sauf cas de dégoût extrême)… tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de parler? oui, il y a sans doute un peu de cela.

C’est donc avec plaisir, et sans beaucoup de détails mais plus par rapport à mon ressenti que je vais vous parler de ma plus récente découverte live. Signés sur le label indépendant Cracki Records, déjà célèbre pour ses fêtes à la cool qui rassemblent de plus en plus de monde à chaque nouvelle édition, ce furent les membres d’Isaac Delusion qui ont été chargés d’ouvrir les festivités hier soir au Trabendo, en première partie du concert de We Have Band.

Armés d’un ordinateur portable, quelques consoles servant à enregistrer des boucles et lancer des sons au bon moment (vous excuserez mon ignorance dans la matière), un micro et une basse pour le côté funk, ce fut un set cohérent, plutôt planant, parfois dansant, que le groupe nous a proposé. On a ainsi croisé, quelque part sous un beau bain de lumières, la voix d’Antony Hegarty et la poésie de The Cinematic Orchestra, voire même, au loin le groove des premiers morceaux de DJ Champion. Un beau mélange qui, pour ma part, m’a fait profiter au maximum, malgré un certain manque d’ambiance du côté du public, de quelque chose qui est devenue rare: une première partie digne de ce nom.

Voici “Midnight Sun”, premier morceau du set d’Isaac Delusion. Une petite dégustation en guise d’entrée, avant de passer au plat de résistance.

 

Lumières rallumées, changement de backline, tests son, arrivée des retardataires… et tout est prêt pour acueillir We Have Band pour son deuxième, et dernier (?), passage de l’année dans la capitale, une fois de plus organisé par (la) Super agence d’épopées musicales.

Visiblement contents de retrouver leur public parisien, c’est un set plutôt énergique et bien calibré que le groupe nous a livré ce soir. Set équilibré, composé de titres de leurs deux albums (“WHB” et “Ternion”), dont certains qui n’avaient pas été joués depuis longtemps (“Centrefolds & Empty Screens”), à l’exception de leur concert à la Maroquinerie, en mars dernier (“Love, What You Doing?” ).

Début avec “Where Are Your People?”, suivi de “After All” et “Hear it in the Cans”, parmi d’autres titres aussi puissants les uns que les autres, à l’image de l’imparable “Divisive”.

Profitant du simple, mais beau jeu de lumières que le Trabendo s’est payé pour son lifting, Dede n’a pas raté l’occasion de nous montrer ses meilleurs pas de danse, alternant multiples percussions et regards complices vers Thomas et Darren, ses comparses comme elle, tous de denim vêtus.

Après un magnifique enchaînement de “Tired of Running”, “Honeytrap” et le toujours aussi énergique “Oh !” le groupe s’est retiré de la scène, histoire de boire un coup et se préparer pour un rappel long de trois morceaux. Rappel qui a demarré par “Steel in the Groove”, bien plus efficace en live que sur CD (contrairement à “Watertight”, qui peine à retrouver sa puissance et rythique parfaite sur scène), puis continué avec “You Came Out”, qui a vu sauter le public et Dede descendre dans la fosse pour un mini bain de foule.

“Time After Time”, morceau n’ayant rien à voir avec Cindy Lauper et qui a fait sa première apparition dans une compile de la Maison Kitsuné, indispensable en live et favori des fans, a sonné la fin de ce concert, qui a été aussi bon qu’il nous a semblé passer rapidement.

Et comme à la fin de chaque concert du trio (et du batteur qui les accompagne toujours sur scène), le seul regret que l’on puisse exprimer est celui de ne pas voir figurer (et cela depuis plusieurs années) un si bon groupe à l’affiche des plus grands festivals français. Car si bien quelque chose les caractérise, c’est leur générosité et leur capacité à faire sauter et danser le public, que ce soit en mode club dans une salle de taille modeste (ce qu’on adore) que sur une grande scène de festival. Vous ne me croyez pas? allez demander aux brésiliens, qui les ont vu récemment tourner aux côtés de The Horrors (dont ils ont repris “Still Life”) et de Franz Ferdinand, ni plus ni moins !

Setlist:
Where Are Your People?
After All
Hear it in the Cans
Love, What You Doing?
Visionary
Divisive
Watertight
WHB
Centrefolds & Empty Screens
Tired of Running
Honeytrap
Oh!
-----
Steel in the Groove
You Came Out
Time After Time

 

En bonus: le tout nouveau clip de “Tired of Running”, tourné dans la forêt de Marly-le-Roi, en France, et réalisé par Arthur Castillon et Fabien Pochez. Amateurs d’arbres et de denim, c’est pour vous !

[remix Sunday] Kúra – Gógó (Lulu Rouge remix)

12 Jun

Oui, d’accord, on n’est pas dimanche, mais il n’est jamais tard pour vous présenter un bon remix. Absence de Soleil oblige, celui de cette semaine nous vient directement du froid scandinave, et plus précisément du Danemark.

En effet, bien que dépourvu de son instrumentation d’origine, signée Brynjar Bjarnfoss, la mystérieuse voix de Fanney Ósk Þórisdóttir pérsiste pour nous envoûter avec son timbre qui n’est pas sans rappeler celui d’une certaine Emiliana Torrini, voire, par moments, celui d’Olivia Merhilati (The Dø). Et pour cause, ils sont venus d’Islande, bien qu’ils soient désormais installés à Copenhague, où ils ont rencontré Rasmus Liebst, producteur, guitariste, chanteur, et 3ème élément de Kúra depuis peu.

Extrait du “Multicolor” EP, sorti en janvier 2011, “Gógó” est ici remixé par DJ T.O.M. et Buda, producteurs et DJ incontournables dans la scène musicale danoise, mieux connus sous le pseudonyme de Lulu Rouge.

Et puisque toutes les présentations sont faites, profitons maintenant d’un joli moment de musique, qui s’écoute mieux casque sur la tête et yeux fermés.

Kúra - Multicolor EP

“Like night field is streaming through the endless sky

Right above the ice cold river, ice cold

Leave us be hunt like wild animals

Running like we don’t know where to go, go

Your heartbeat floating down the river

Following the stars which will tear us apart

The touch of your skin makes me shiver

I’m running even though my mind says no

’cause I will always love you, love you, love you, love you, love you… “

[live report] Maroon 5 – l’Alhambra, Paris – 04 juin 2012

5 Jun

Hier soir nous avons assisté au “concert” privé de Maroon 5 organisé par So Music! dans la salle de l’Alhambra, à Paris. Annoncé depuis plusieurs semaines comme un concert événement (et pour cause, le groupe est censé présenter des nouveaux titres de son nouvel album “Overexposed” à paraître le 25 juin prochain), les fans devront se contenter non pas d’un concert, mais de 3 mini sets dont le plus court aura été celui des américains (on remerciera les deux premières parties venues prêter main forte aux organisateurs pour rentabiliser la location de la salle).

Parce que si leur premier opus, “Songs About Jane”, fête son 10ème anniversaire cette année, cela n’implique pas uniquement le fait que le groupe a mûri musicalement, ou qu’il a vu le départ et l’arrivée de certains membres (le dernier en date étant Jesse Carmichael, clavier et membre fondateur du groupe), mais aussi qu’il ne joue pas pour rien, et que là il s’agissait tout simplement d’un passage promo éclair, presque obligé, chronométré à la façon d’un press junket. À croire qu’ils ont oublié ce Bercy qui n’a jamais vu le jour en décembre 2007 pour des raisons de logistique (un des nombreux noms de code pour “pas assez de billets vendus”)

Car bien qu’en termes d’énergie ou de performances, vocales et instrumentales, sur scène nous ayons été bien servis, ce concert showcase privé de 5 chansons a laissé la salle sur sa faim, pile au moment où l’ambiance commençait à monter.

Parmi les titres interprétés nous avons eu droit à deux classiques, “Sunday Morning” et “Harder to Breathe” (très réussie et remis au goût du jour avec “Power” de Kanye West en guise d’intro), ainsi qu’à deux chansons du nouvel album, “Payphone”, le premier single et “One More Night” (titre qui ouvre l’album et qui n’avait été jusqu’à présent interprêté que peu de fois en live), pour finir avec l’excellent “Moves Like Jagger”.

Le groupe est en forme (en même temps, on aura vu plus éprouvant que 25 minutes de concert) et prêt à partir en tournée avec ce nouvel album. On attendra donc leur retour mais attention, cette fois-ci, faudra payer sa place pour avoir droit à un concert digne de ce nom !

Setlist:
Payphone
Harder to Breathe
Sunday Morning
One More Night
Moves Like Jagger

 

En bonus: des extraits vidéo, pris par nos soins, de “One More Night” et “Moves Like Jagger”

[remix Sunday] The Human League – Never Let Me Go (Aeroplane remix) & Friendly Fires feat. Au Revoir Simone – Paris (Aeroplane remix)

3 Jun

Pour bien finir ce week-end, voici deux remixes de celui qui, armé d’une simple casquette et de quelques disques m’a fait danser, et sauter, et crier dans un bateau comme je ne l’avais pas fait depuis un (petit) bout de temps, Vito de Luca, alias Vito Aeroplane.

Malgré des nombreux passages parisiens, ce n’est que hier soir que j’ai eu l’opportunité d’assister à un DJ set d’Aeroplane, ou plus précisément de Vito qui, après le départ de Stephen Fasano, a repris la casquette du duo belge Aeroplane, célèbre pour leurs remixes au bon goût de disco.

C’est donc en souvenir d’une bonne soirée que je vous laisse avec deux clash anglo-belges, tout d’abord le remix de “Never Let Me Go” du trio anglais The Human League, puis celui de “Paris” du trio anglais Friendly Fires avec Au Revoir Simone en featuring, avec lequel Aeroplane a clôturé son set hier soir au Batofar.

The Human League - Never Let Me Go

 

The Human League – Never Let Me Go (Aeroplane remix)

“I’m the one you want, I’m the one you need. Never let me go, never let me go !”

 

Friendly Fires feat. Au Revoir Simone – Paris (Aeroplane remix)

“And every night we’ll watch the stars, they’ll be out for us, they’ll be out for us.

And every night, the city lights , they’ll be out for us, they’ll be out for us…”