Archive | November, 2012

[on my iPod] Poliça feat. Mike Noyce – Wandering Star

29 Nov

Originaire de la ville de Minneapolis, aux États-Unis, ce groupe récemment formé a su vite capter l’attention des médias et du public, en partie grâce à leurs mélodies planantes, sans être molles, mais surtout grâce au charme et à la voix de la belle Channy Leaneagh.

Je dois l’avouer, avant de les avoir vu en live je n’étais pas allé plus loin que leur premier single, “Lay Your Cards Out”, qui est une excellente entrée en matière. Mais à l’écoute de “Give You the Ghost”, leur premier album, un titre a tout particulièrement capté mon attention, le très beau et poétique “Wandering Star”, qui compte avec la participation vocale de Mike Noyce, des américains de Bon Iver.

Poliça - Give You the Ghost

Pas étonnant, puisque j’ai réalisé que ce morceau m’avait déjà charmé en live. Une voix puissante, mais posée, envoûtante et charmeuse, à l’image de celles de mes chanteuses préférées, mais surtout une voix au service d’une mélodie captivante et de belles paroles. En résumé, frissons garantis.

Je vous laisse donc découvrir, les yeux fermés si possible, l’excellent “Wandering Star” de Poliça avec Mike Noyce:

“When the day is done and I lay me down,
the sheets are cold and your space is dark,
and I hear you whisper something sweet
but it doesn’t move any nerves in me…

…after all, I’m married to the wandering star,
and I’ve kissed the moon.
It was full when I fell in love with thee,
but now the world turns without me,
turns without me”

Et pour vous apporter une preuve supplémentaire de ce que j’avance, voici en bonus “Lay Your Cards Out” (chanson sur laquelle Mike Noyce est également présent, dans sa version studio), captée par mes soins à la Cigale, dans le cadre du Festival des Inrocks 2012.

>> En concert au Trabendo le 15 mars 2013.

[remix Sunday] Major Lazer feat. Amber of Dirty Projectors – Get Free (Bonde do Rolê remix)

19 Nov

Le remix de la semaine n’est autre qu’une version punchy et tropicale du titre “Get Free” de Major Lazer, premier single de leur second et nouvel album prévu pour début 2013, “Major Lazer Frees the Universe”.

Major Lazer, c’est le “fils jamaican” du DJ américain Diplo et du DJ anglais Switch, qui multiplient les collaborations avec des artistes d’univers divers parmi lesquels on retrouve ici, à la voix, Amber Coffman, chanteuse du groupe américain Dirty Projectors.

Major Lazer feat. Amber of Dirty Projectors - Get Free

L’original étant plus posé, ce sont les brésiliens de Bonde do Rolê qui sont chargés ici de rendre ce titre dansant et apte au carnaval. D’un rythme et d’un rendu qui peuvent prêter à quelques sourires sceptiques dans un premier temps, vous aurez très rapidement envie de bouger, car non, le corps ne se trompe jamais ! (ou presque)

“We’re all together in the same boat
I know you, you know me
Baby, you know me
I Just wanna dream…”

[on my iPod] La bande originale – du grand écran au baladeur

16 Nov

Oui, je vous avais déjà parlé ici de Johannes Brahms, sans pour autant vous dire qu’il illustrait le générique de fin de “There Will Be Blood” de Paul Thomas Anderson. Mais autant vous annoncer tout de suite la couleur, ce que vous allez lire risque d’être aussi long que le temps que cela m’a pris de me décider à l’écrire. Mais si vous êtes ne serait-ce qu’un peu courageux, et patients, vous pourrez partager avec moi l’union de mes deux grandes passions dans la vie, la musique et le cinéma.

Car oui, il m’est impossible de passer une seule journée sans écouter de la musique, comme il m’est difficile de passer plus d’une semaine sans me rendre dans une salle obscure. Et c’est que, pour moi, et sauf quelques exceptions, mes films préférés ne le sont pas uniquement par leur histoire, leur casting ou leurs images, mais aussi par leur musique.

Et dans l’art de faire de bon films en choisissant la bonne musique pour les illustrer, il y a certains réalisateurs qui excellent dans la matière.

Parmis mes préférés, l’israélien Eytan Fox (“Tu Marcheras Sur l’Eau”, “The Bubble”), le norvégien Joachim Trier (“Nouvelle Donne”, “Oslo, 31 août”), le britannique Shane Meadows (“This is England”, “Somers Town”) ou encore l’américain Wes Anderson (“The Darjeeling Limited”, “Moonrise Kingdom”) et le québécois Xavier Dolan (“J’ai Tué Ma Mère”, “Les Amours Imaginaires”).

Leur point commun ? ce sont des réalisateurs qui ont une signature visuelle et un univers musical particulier qu’ils réusissent à partager à travers chacune de leurs œuvres. En général la bande originale de leurs films est une belle compilation de morceaux très personnels ou qui ont été savamment choisis afin de marquer une scène, accompagner une bande-annonce, et qui sont capables de nous raviver en nous des souvenirs du film en l’espace de quelques secondes.

Comme premier exemple, parce qu’il fallait choisir, j’ai pris un morceau présent dans le plus récent film de Xavier Dolan. De ses trois films, tous présentés au Festival de Cannes dans diverses catégories, “Laurence Anyways” est le plus long, mais aussi celui auquel je me suis le moins identifié. Serait-ce que ce que je préfère chez Xavier Dolan réalisateur est lorsqu’il met en scène Xavier Dolan acteur ? c’est possible, en attendant (avec impatience) son prochain long-métrage, voici “A New Error” des allemands de Moderat, morceau qui illustre la bande-annonce de “Laurence Anyways”.

 

Un autre exemple, celui de Wes Anderson, dont on ne peut ignorer la francophilie si on a vu au moins un de ses films. Ainsi entre musique classique et blues, il ne pouvait pas manquer dans “Moonrise Kingdom”, qui a fait l’ouverture du Festival de Cannes cette année, une belle scène pleine d’innocence où les deux protagonistes principaux dansent sur la plage au son de Françoise Hardy pour marquer “Le Temps de l’Amour”.

 

Il existe également le cas des bandes originales composées sur commande, et sur mesure, par des artistes plus ou moins connus. C’est souvent le fruit d’une collaboration étroite entre le réalisateur et le(s) compositeur(s) pour des films dont les images inspirent la musique, et inversement.

Tel est le cas des bandes originales de “Hanna” de Joe Wright, par The Chemical Brothers, de “Submarine” de Richard Ayoade, par Alex Turner, de “L’Arbre” de Julie Bertucelli, par The Cinematic Orchestra ou encore de “Away We Go” de Sam Mendes, par Alexi Murdoch.

C’est aussi en quelque sorte le cas de “Bellflower” petit OVNI du cinéma indépendant américain arrivé sur nos écrans cette année, et réalisé par Evan Glodell, qui s’est servi pour son film de la musique présente dans l’ordinateur portable oublié un jour chez lui par son ami Jonathan Keevil. En voici un extrait, le très mélancolique “Bland”:

 

Type moins connu de bande originales, les “hybrides” ou simplement dures à classer, parce que, de par leur nature, elles sortent du lot.

Un exemple, la bande originale du film suédois “Sound of Noise” réalisé par Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson, composée par les Six Drummers, également acteurs dans le film et dont les instruments sont des objets de la vie quotidienne, des objets présents dans une banque aux appareils d’une salle d’opérations d’un hôpital.

Deuxième exemple, celui de “Bright Star” de la néo-zélandaise Jane Campion dont la musique de Mark Bradshaw ne peut-être dissociée de la voix des comédiens Ben Wishaw et Abbie Cornish, des différents poèmes du poète anglais John Keats ainsi que des lettres que ce dernier a échangé avec la jeune Fanny Brawne. Un vrai bijou.

Puis il y a la bande originale plus classique, que l’on délègue aux professionels dans la matière, qui maîtrisent à la perfection l’art de composer la musique parfaite pour habiller un film.

Parmi mes favoris, le britannique Clint Mansell (“Black Swan”, “Moon”, “The Fountain”, “Requiem for A Dream”), l’italien Dario Marianelli (“Orgueil et Préjugés”, “Reviens-moi”), le prolifique français Alexandre Desplat (“Argo”, “Moonrise Kingdom”, “Le Voile des Illusions”), le canadien Howard Shore (la trilogie du “Seigneur des Anneaux” et “Bilbo le Hobbit”) et l’italien Ludovico Einaudi (“This Is England”).

En plus des compositeurs précédemment citées, je tenais à partager avec vous le cas de deux coups de cœur plus récents. Le premier, “Perfect Sense” du britannique David Mackensie, dans lequel on est témoins de la naissance d’une histoire d’amour sous fond d’épidémie et de fin du monde. Mais attention, loin du côté film catastrophe auquel vous auriez pu penser, il s’agit là d’une plongée au coeur des sentiments, des sens, qui sont voués à disparaître de la Terre un par un. Le tout accompagné par une bande originale riche en cordes, entièrement composée par l’allemand Max Richter (à l’exception du très pertinent “No Voice Was Raised” des Castanets).

Si vous avez apprécié, comme moi, son travail dans le film “Valse avec Bachir” de l’israélien Ari Folman, voici “Luminous”, composé pour “Perfect Sense”:

 

Et pour finir, mon deuxième coup de cœur, “Les Bêtes du Sud Sauvage” de Benh Zeitlin, un film présenté au Festival de Cannes cette année, dans la sélection “Un Certain Regard”, et qui en est reparti avec la Caméra d’Or, prix qui recompense le meilleur premier film. Bien qu’il n’y ait pas que Cannes, puisque le film a déjà ramassé des récompenses autour du globe et s’apprête maintenant à débarquer sur nos écrans.

Que dire sans trop vous dévoiler l’intrigue, si ce n’est qu’il s’agit d’un beau conte sur fond de bouleversement climatique, fantastique (dans tous les sens du terme) et réaliste à la fois. Une belle histoire portée par un casting impréssionant de justesse et de fraîcheur et dont la musique, composée par Dan Romer et Benh Zeitlin fait partie intégrante.

Je vous laisse l’aprécier en regardant la bande-annonce des “Bêtes du Sud Sauvage”, un petit avant-goût de ce qui vous attend dans les salles obscures cette fin d’année. À ne surtout pas rater !

“When it all goes quite behind my eyes
I see everything that made me
flying around in invisible pieces
I see that I’m a little piece in the big, big universe,
and that makes things right”

>> Avant-première exceptionnelle des “Bêtes du Sud Sauvage” le 19 novembre 2012 à 20h15 à l’UGC Ciné-Cité Bercy, en présence de l’équipe du film. Dans le salles le 12 décembre 2012.

[on my iPod] Ben Howard – Esmerelda

7 Nov

Egalement nommé au Mercury Prize 2012 pour son premier album “Every Kingdom”, que je vous avais déjà présenté il y a quelques mois sur ce blog, Ben Howard revient pour nous présenter quelques nouveautés.

En plein milieu d’une tournée mondiale qui semble s’étendre de plus en plus, le jeune surfeur a trouvé le temps d’enregistrer quelques titres écrits lors de son séjour de quelques jours à Burgh Island, petite île du sud du Devon, en Angleterre.

Il revient ainsi avec le “Burgh Island EP”, dont les morceaux sentent la nostalgie, la solitude et la mer.

Ben Howard - The Burgh Island EP

Parmi les quatres titres qui composent cet EP, à savoir “Esmerelda”, “Oats in the Water”, “To Be Alone” et “Burgh Island”, qui compte avec la participation vocale de Monica Heldal, mes préférés sont de loin les deux premiers.

Cela tombe bien, puisque “Esmerelda” vient accompagné d’un très beau clip réalisé par Mickey Smith, dont les images toutes en noir et blanc nous plongent, c’est le cas de le dire, parfaitement dans l’ambiance de cet EP.

Voici donc, sans plus tarder, la très belle vidéo illustrant ce premier single, à voir et à revoir sans modération, par ces temps pluvieux.

>> En concert au Casino de Paris le 11 décembre 2012.

[on my iPod] alt-J (∆) – Tessellate

6 Nov

Oui, vous avez sans doute déjà entendu parler d’alt-J (∆), ou du moins été interpellés par l’étrangeté de leur nom, car cela fait déjà quelques mois qu’ils font le buzz.

Et puisque leur premier album, “An Awesome Wave” vient d’être élu par la profession “meilleur album britannique de l’année”, je vais profiter de l’occasion pour vous parler un peu d’eux.

Venus de Leeds en Angleterre, ces quatre jeunes lauréats du prestigieux Mercury Prize, qui succèdent à PJ Harvey, qui l’a remporté en 2011, ne sont pas uniquement des geeks (leur nom fait référence au raccourci qui donne le symbole Δ sur un Mac à clavier QWERTY), mais aussi des musiciens à part entière dont l’univers musical s’intègre parfaitement dans le paysage de la musique alternative actuelle.

alt-J (∆) - An Awesome Wave

Il en est de même pour leur univers visuel (on retrouve le delta ∆ de leur nom jusque dans la pochette de l’album, représentant une composition d’image satellite montrant le delta d’un cours d’eau), avec des clips comportant des références et des styles très divers.

Et c’est justement un de leurs clips que je vous présente aujourd’hui, celui de “Tessellate”, dont les différents personnages d’une fresque directement inspirée de “L’École d’Athènes”, du peintre italien Raphaël, prennent vie à tour de rôle, dans une version gangsta/hip-hop. Des tableaux dans le tableau, pour un résultat élégant que je vous laisse découvrir par vous-même immédiatement:

“Triangles are my favorite shape.
Three points where two lines meet.
Toe to toe, back to back, let’s go.
My love, it’s very late.
‘Til morning comes, let’s tessellate”

À écouter également “Breezeblocks”, “Matilda”, “Disolve Me”, “Fitzpleasure” et “Something Good”, dernier single en date, tous extraits de “An Awesome Wave”.

>> En concert (complet) à la Boule Noire le 08 novembre 2012 dans le cadre du Festival des Inrocks, et en première partie de Two Door Cinema Club au Zénith de Paris le 15 novembre 2012.

[remix Sunday] Pompeya – Power (Zimmer remix)

4 Nov

Pour bien commencer le mois de novembre, quoi de mieux que le son venu du froid de Pompeya re-travaillé par le parisien Zimmer pour une note plus tropicale ?

Rien d’explosif de la part du quartet russe, contrairement à ce que leur nom pourrait évoquer, rien de puissant non plus pour ce “Power”, mais au contraire un son posé, qu’il fait bon d’écouter les yeux fermés pour un peu d’évasion.

Pompeya - Power

Alors voici “Power” de Pompeya, dans la vision moins disco que l’originale (que je vous conseille aussi), mais plus estivale et ryhtmée de Zimmer.

“Saviour sun, won’t you come along to be my friend?
Come along to be my friend…
Saviour sun, won’t you shine on me and take my hand?
Shine on me and take my hand…”