Archive | May, 2013

[live report] Texas – La Bellevilloise, Paris – 11 avril 2013

19 May

À l’image de Phoenix, dont je suis tombé amoureux dès la première écoute de “If I Ever Feel Better”, ou de celle de Mattafix, avec leur “Big City Life”, il ne m’a fallu qu’un seul visionnage de “In Our Lifetime” pour savoir qu’entre Sharleen Spiteri, Texas et moi, cela allait être une grande histoire d’amour. Un coup de foudre musical, parmi tant d’autres.

Et bien que douze ans me séparent de mon premier concert du groupe au Palais Omnisports de Paris Bercy, qui restera aussi mon tout premier grand concert (et ceux qui me connaissent savent que j’en ai fait beaucoup depuis !), et que les occasions de les revoir depuis aient été très rares, toutes ces années sont remplies d’excellents souvenirs. Bercy, l’Olympia, le Virgin Mégastore des Champs-Elysées, un appartement rue Danielle Casanova, dans le quartier de l’Opéra, à Paris, des showcases, des concerts et des rencontres qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Texas - The Conversation

En profitant d’un passage promo éclair du groupe en avril dernier, j’ai eu la chance d’assister avec quelques fans et quelques privilégiés à un showcase du groupe dans la petite salle de la Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris. Un moment court mais exceptionnel dans le cadre de l’enregistrement de la dernière de la saison 2012-2013 de “Le Ring”, émission musicale diffusée sur France Ô dans laquelle deux groupes différents “s’affrontent” sur scène.

Si je ne connaissais que vaguement France Ô et si j’ignorais l’existence de l’émission, presentée par Aline Afanoukoé, je me dois de saluer un concept original, car de la salle, au décor, au charme de la présentatrice, tout était là pour nous plonger dans l’ambiance d’un vrai ring de boxe. Et cela même si tous les pronostics étaient déjà faits, l’affiche de la soirée voyant s’affronter un poids plume, les françaises des Plastiscines, contre un poids lourd de la musique pop, les écossais de Texas.

Une première partie donc, avec les Plastiscines pour un set court, mignon, mais sans plus, au cours duquel elles ont inteprété leur dernier single, “Coming To Get You”, deux anciens tubes “B.I.T.C.H.” et “Barcelona”, ainsi que “Comment Faire ?”, nouveau titre de leur album, toujours sans nom, à venir.

Puis les choses sérieuses, Sharleen sortie de la foule, l’arrivée du groupe sur scène et un public surexcité et conscient de vivre un moment rare. Une première partie, destinée à la diffusion télé et composée de quatre nouveaux titres, “The Conversation”, le premier single, “Detroit City” et “Dry Your Eyes”, futurs singles, “If This Isn’t Real”, que je vois déjà faire partie d’une bande originale de film, puis “Suspicious Minds”, d’Elvis Presley, reprise chère au groupe qu’ils se devaient de jouer sur un ring, d’après Sharleen.

Une fois le public chauffé à blanc par cette reprise qui a toujours fonctionné à merveille sur scène, et bien que les caméras aient continué à tourner, ce fut au tour de la partie privée du concert, composée d’anciens tubes, pour nous faire plaisir et aussi, selon Sharleen, parce qu’ils avaient aussi besoin de répéter un peu.

La vraie raison? c’est que Texas a toujours aimé la scène, et le public le leur rend bien. “Halo”, “Black Eyed Boy”, “Summer Sun” et “Inner Smile”, tous interprétés par le groupe avec une énergie extraordinaire et entrecoupés de “yeaaaahs”, “come oooon” et autres pas de danse, marques de fabrique de Sharleen Spiteri.

Un concert court, mais puissant et émouvant, pour les retrouvailles d’un groupe mythique avec son public français, tout pour prouver, comme s’il le fallait, que Texas sont des bêtes de scène, et qu’après 25 ans de carrière ils reviennent en force pour notre plus grand plaisir !

Setlist:
Detroit City
If This Isn't Real
The Conversation
Dry Your Eyes
Suspicious Minds
------
Halo
Black Eyed Boy
Summer Sun
Inner Smile

 

Et puisqu’il sera dès demain dans les bacs, je ne peux que vous conseiller “The Conversation”, 8ème album studio de Texas qui signe, sans prétention, un retour aux sources pour le groupe, avec la participation de l’anglais Richard Hawley à l’écriture sur certains titres.

>> En concert (complet) le lundi 27 mai à la Gaîté Lyrique (initialement prévu au New Morning). Diffusion du concert privé dans “Le Ring” le vendredi 14 juin à 22h15 sur France Ô.

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[remix Sunday] Phoenix – Entertainment (Hot Natured remix)

13 May

Alors que je suis toujours désespérément à la recherche d’un billet pour leur concert à la Cigale le 26 mai prochain (complet en moins de 10 minutes), aujourd’hui je vous présente ce qui, à mon goût, est le meilleur remix de “Entertainment”, premier extrait de “Bankrupt!”, le nouvel album des versaillais de Phoenix.

Phoenix - Entertainment (Hot Natured remix)

Un album produit, encore une fois, par Philippe Zdar et dont le processus créatif a été très compliqué, selon les déclarations du groupe, mais dont le résultat est cohérent et plus que satisfaisant. Si des chansons comme “Entertainment”, “Trying to be cool” ou le combo “Drakkar Noir”“Chloroform” s’imposent face au reste de l’album, l’énergie contagieuse de “SOS in Bel Air” ou “Don’t” ne nous laisse pas de marbre. D’autres morceaux nécessitent cependant de plusieurs écoutes pour être entièrement appréciés, que ce soit par des détails, comme l’intro de “The Real Thing”, ou par l’atmosphère qui s’en dégage, comme pour “Bourgeois” ou “Bankrupt”, dont des extraits ont servi de teasers pour l’album et dont le public attendait forcément beaucoup. Bien que le morceau titre de l’album ne détrône pas dans mon cœur “Love Like A Sunset” (version de “Twenty-One One Zero” présente sur le précédent opus du groupe, “Wolfgang Amadeus Phoenix”), le mash-up de ces deux morceaux joué en live par le groupe se révèle d’une profondeur épique, à l’image de chacune des prestations live de Phoenix qu’il m’ait été donné de voir.

A la façon d’un petit ovni, “Oblique City” vient clôturer l’album de la même manière dont tout a commencé, par une ambiance d’ailleurs et une énergie qui ne peut que nous donner envie d’écouter ces nouveaux morceaux en concert.

En attendant de retrouver Thomas, Branco, Deck et Christian, accompagnés de Thomas (Hedlund) et Rob, voici “Entertainment”, revu et corrigé par le quatour américano-britannique Hot Natured, pour une version nocturne, hypnotique, posée mais entraînante et sexy où la voix de Thomas Mars se retrouve superbement mise en valeur.

 

>> En concert (complet) le dimanche 26 mai à la Cigale, et le samedi 24 août au Domaine National de Saint-Cloud, dans le cadre du Festival Rock en Seine.

[on my iPod] Dido feat. Pete Miser – All I See

5 May

Il faut le dire, après pas moins de 5 ans d’absence, le retour de Dido était presque aussi attendu que mon retour sur ce blog après plus d’un mois de silence.

Rassurez-vous, chers lecteurs, en ce mois d’anniversaire (et oui, près d’un an déjà !) de mon blog, je vous promets de continuer à vous présenter avec plus d’assiduité mes coups de cœur, découvertes et expériences live.

Pour revenir à “Girl Who Got Away”, le nouvel opus de l’anglaise, le résultat est plus qu’hétérogène, à l’image des multiples producteurs de l’album.

Des chansons douces comme “No Freedom” ou “Loveless Hearts”, sur lesquelles on retrouve avec plaisir le potentiel mélancholique de la chanteuse, d’autres moins bonnes comme “Let Us Move On” (avec le rappeur Kendrick Lamar), “Sitting on the Roof of the World” ou encore “Girl Who Got Away”, “Blackbird” ou “End of Night” sur lesquelles la touche électro, autrefois réussie, se révèle vite lassante et sans saveur, aussi bien dans la musique que dans les paroles.

Dido - Girl Who Got Away

Mais ce qui reste difficile à comprendre est pourquoi des chansons comme “Love to Blame”, “Happy New Year”, “Day Before We Went to War” ou encore “Go Dreaming”, qui auraient du être des b-sides figurent sur le tracklisting final alors que des b-sides comme “All I See”, “Let’s Runaway” ou “Just Say Yes” et “Lost”, nettement plus abouties, ne se retrouvent au final que sur le CD bonus.

A propos de “All I See”, produite par Dido, son frère et acolyte Rollo Armstrong et le DJ, producteur et rappeur américain Pete Miser, que l’on retrouve en featuring sur ce morceau, il s’agit à mon goût de la meilleure des chansons présentes sur “Girl Who Got Away”. Car bien qu’on soit loin du génie d’Eminem sur “Stan”, la rythmique, la mélodie et le flow de cette chanson en font quelque chose de très intéressant.

Assez parlé, je vous laisse juger par vous mêmes, en vous invitant à écouter, sinon le CD principal, le CD bonus de “Girl Who Got Away” car oui, malgré tout, on écoute encore avec plaisir la beauté de la voix de Dido.

 

>> En concert “très très privé” avec Texas, Foals, Skip the Use et Lou Doillon le 19 mercredi juin à l’Olympia, avec RTL2.