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[live report] Phoenix – La Cigale, Paris et Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 26 et 30 mai 2013

7 Jun

Il m’aura fallu une bonne semaine pour récupérer ma voix et me remettre de ce qui reste la plus grande claque live de cette année (pour l’instant), j’ai nommé Phoenix à la Cigale. Il m’aura fallu plus d’une semaine pour trouver le temps de m’asseoir et tenter, je dis bien tenter, de retrascrire cette expérience pour vous.

De l’attente, de l’angoisse (surtout quand le jour venu on n’a pas encore de billet !), de l’amour, de l’admiration, du respect, de l’euphorie, de la mélancholie instantanée pour un moment que l’on sait tellement court et rare, même à peine passé, difficile de mettre de mots sur une telle palette d’émotions.

Si pour certains, qui apprécient mais “sans plus”, Phoenix ne fait “que” du Phoenix, pour ceux qui ont eu la chance de les voir en live, même par accident au moins une fois dans leur vie, cela ne fait aucun doute, la musique de Phoenix prend une toute autre dimension sur scène, voire même plusieurs dimensions, les morceaux du groupe se retrouvant retravaillés, remixés, mélangés dans un spectacle de son et lumière dont on ne sort jamais indemne.

Mais commençons par le début. Dans une salle pas encore remplie, mais qui affiche bien complet, le français Arnaud Fleurent-Didier est en charge, avec ses musiciens, d’ouvrir le bal avec un set court mais plutôt efficace au vu de la réaction du public. Sympa, sincère, pas très éprouvant, mais assez rythmé pour réveiller nos muscles et ouvrir nos oreilles pour la suite de la soirée.

Quelques quinze à vingt minutes de mise en place des instruments avant l’extinction des feux et l’entrée sur scène sous les cris et les applaudissements des quatre potes, Laurent Brancowitz, Deck d’Arcy, Thomas Mars et Christian Mazzalai, accompagnés par leurs fidèles comparses, Rob, aux claviers, et le suédois Thomas Hedlund à la batterie.

Un sample d’ouverture pour “Entertainment”, un coup de baguette de Thomas Hedlund et en moins de trente secondes la fosse est déjà en extase et prête à reprendre en choeur les tubes du groupe. “Un, deux, trois, quatre”, pas de répit, le groupe enchaîne directement avec “Lasso” et “Lisztomania”, puis “Long Distance Call”, tous les trois repris en choeur par la salle.

Place ensuite à l’entraînant “S.O.S. in Bel Air”, extrait du dernier album et un peu moins connu des non fans, certes peu nombreux, suivi du premier mash-up de la soirée, constitué des premières mesures de “Too Young” et de “Girlfriend”.

À peine fini le premier que le deuxième mash-up arrive, s’agissant cette fois du trio gagnant “Trying To Be Cool – Drakkar Noir – Chloroform”, efficace, propre, consistant et cohérent, où les dernières notes de “Chloroform” ne constituent rien d’autre que le calme avant la tempête. “Sunskrupt!”, mélange de “Love Like A Sunset” et de “Bankrupt”, une tempête qui met dès le départ Thomas Mars par terre et qui s’avère sans doute fatale pour tout épileptique présent dans la salle ce soir-là. Un moment magique et presque intégralement instrumental de plus de cinq minutes où il m’est impossible d’éviter d’avoir les larmes aux yeux, du moment où Thomas entonne les dernières lignes de “Love Like A Sunset” jusqu’aux dernières notes de guitare jouées en choeur par les frères Mazzalai.

Phoenix - La Cigale - 26 mai 2013

Petit moment de répit avec “Fences” et “The Real Thing”, suivis du premier bain de foule de la soirée pour Thomas Mars sur “Armistice” et “1901”, qui une fois le tour de la fosse effectué, finit, non sans l’aide de quelques gros bras le poussant depuis le bas et quelques autres le tirant vers le haut, par atteindre le premier balcon pour interpréter le début du rappel, “Countdown” en version épurée, accompagné par Christian Mazzalai à la guitare.

Juste le temps pour le reste du groupe de rejoindre la scène que les premiers accords de “Love Like A Sunset” resonnent à nouveau, pour dévoiler rien d’autre que les premières notes du mythique mash-up “If I Ever Feel Better – Funky Squaredance”, hymne mélancholique et intemporel repris avec le groupe par une fosse en extase.

Sourire aux lèvres face à autant d’énergie et à une standing ovation, le groupe remercie le public et enchaîne avec “Don’t” puis “Rome”, sous une douche de lumières rouges et bleues pour finir avec le deuxième et dernier bain de foule de Thomas sur une reprise instrumentale de “Entertainment” qui se terminera en apothéose avec un quart de la fosse, et moi (premier rang oblige), sur scène avec le groupe, pour un moment court mais fort, et sans doute inoubliable.

Setlist:
Entertainment
Lasso
Lisztomania
Long Distance Call
S.O.S. in Bel Air
Too Young
Girlfriend
Trying to Be Cool
Drakkar Noir
Chloroform
Sunskrupt!
Fences
The Real Thing
Armistice
1901
---------------------------
Countdown
If I Ever Feel Better
Funky Squaredance
Don't
Rome
Entertainment (instrumental)

 

Après avoir fini bien que mal par accepter que le concert est terminé et que je dois sortir par le côté de la scène, je quitte la salle comme ne voulant pas m’en éloigner, avant de croiser Sébastien Tellier, Breakbot et Irfane, d’entendre que Sofia Coppola et AIR étaient aussi dans la salle, et de voir finalement les membres du groupe sortir à pied de la salle en direction du Carmen, pour un after show en petit comité.

 

Jeudi 30 mai 2013 – La Musicale / L’Album de la Semaine – Studio 104

Une nouvelle fois avec une place de dernière minute cette fois-ci offerte par la maison de disques du groupe, et bien que je n’aie toujours pas réussi à retrouver ne serait-ce qu’un semblant de voix après le concert de dimanche, je me rends au Studio 104, à la Plaine Saint-Denis pour l’enregistrement de l’avant-dernière émission de la saison de “l’Album de la Semaine”, qui en version longue donne “La Musicale”, presentée par la belle Emma de Caunes.

Après avoir vu arriver le groupe au studio, c’est sur les gradins du côté de la scène, placement de quelques VIP oblige (rien à voir toutefois avec ceux présents à la Cigale), que j’assiste à un vrai mini concert du groupe avec une étrange impression de les accompagner dans les coulisses, sur le côté de la scène.

Profesionnalisme et plaisir de jouer toujours au rendez-vous, ambiance et effervescence du public en moins, car bien que l’émission soit une des meilleures, si ce n’est la meilleure, du genre, la configuration du studio n’est pas ce soir à la mesure s’un concert de Phoenix.

Même groupe, mêmes musiciens, le rouge de la veste de Deck passé au pantalon de Branco, “S.O.S. in Bel Air”, “Fences”, “If I Ever Feel Better – Funky Squaredance” et la reprise instrumentale de “Entertainment” en moins, double ration de “Trying To Be Cool – Drakkar Noir – Chloroform” en plus, aléas des captations live obligent, c’est encore avec des beaux souvenirs que l’on repart du studio de la Plaine Saint-Denis.

Setlist:
Entertainment
Lasso
Lisztomania
Long Distance Call
Too Young
Girlfriend
Trying to Be Cool
Drakkar Noir
Chloroform
Sunskrupt!
The Real Thing
Armistice
1901
---------------------------
Countdown
Don't
Rome
 

En attendant leur concert à Rock en Seine, où ils nous promettent quelques surprises (les Daft qui? quoi? oui, bon, on peut rêver), et pourquoi pas d’autres dates parisiennes en 2014, on retiendra le talent, l’énergie et le souci du détail du groupe, ainsi que leur extrême simplicité et leur proximité avec leurs fans.

Le bonus: “Bourgeois” absent des deux concerts mais joué en soundcheck à la Cigale.

La malus: la disparition de tout morceau de “Alphabetical” de la setlist, mais en même temps on peut pas leur en vouloir, tellement cette dernière se révèle efficace.

>> En concert le samedi 24 août au Domaine National de Saint-Cloud, dans le cadre du Festival Rock en Seine, et en tournée française en novembre 2013.

>> Diffusion de “La Musicale” le mercredi 12 juin 2013 à 23h10 sur Canal+.

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 15 juin 2013 à 11h40 sur Canal+.

[live report] Texas – La Bellevilloise, Paris – 11 avril 2013

19 May

À l’image de Phoenix, dont je suis tombé amoureux dès la première écoute de “If I Ever Feel Better”, ou de celle de Mattafix, avec leur “Big City Life”, il ne m’a fallu qu’un seul visionnage de “In Our Lifetime” pour savoir qu’entre Sharleen Spiteri, Texas et moi, cela allait être une grande histoire d’amour. Un coup de foudre musical, parmi tant d’autres.

Et bien que douze ans me séparent de mon premier concert du groupe au Palais Omnisports de Paris Bercy, qui restera aussi mon tout premier grand concert (et ceux qui me connaissent savent que j’en ai fait beaucoup depuis !), et que les occasions de les revoir depuis aient été très rares, toutes ces années sont remplies d’excellents souvenirs. Bercy, l’Olympia, le Virgin Mégastore des Champs-Elysées, un appartement rue Danielle Casanova, dans le quartier de l’Opéra, à Paris, des showcases, des concerts et des rencontres qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Texas - The Conversation

En profitant d’un passage promo éclair du groupe en avril dernier, j’ai eu la chance d’assister avec quelques fans et quelques privilégiés à un showcase du groupe dans la petite salle de la Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris. Un moment court mais exceptionnel dans le cadre de l’enregistrement de la dernière de la saison 2012-2013 de “Le Ring”, émission musicale diffusée sur France Ô dans laquelle deux groupes différents “s’affrontent” sur scène.

Si je ne connaissais que vaguement France Ô et si j’ignorais l’existence de l’émission, presentée par Aline Afanoukoé, je me dois de saluer un concept original, car de la salle, au décor, au charme de la présentatrice, tout était là pour nous plonger dans l’ambiance d’un vrai ring de boxe. Et cela même si tous les pronostics étaient déjà faits, l’affiche de la soirée voyant s’affronter un poids plume, les françaises des Plastiscines, contre un poids lourd de la musique pop, les écossais de Texas.

Une première partie donc, avec les Plastiscines pour un set court, mignon, mais sans plus, au cours duquel elles ont inteprété leur dernier single, “Coming To Get You”, deux anciens tubes “B.I.T.C.H.” et “Barcelona”, ainsi que “Comment Faire ?”, nouveau titre de leur album, toujours sans nom, à venir.

Puis les choses sérieuses, Sharleen sortie de la foule, l’arrivée du groupe sur scène et un public surexcité et conscient de vivre un moment rare. Une première partie, destinée à la diffusion télé et composée de quatre nouveaux titres, “The Conversation”, le premier single, “Detroit City” et “Dry Your Eyes”, futurs singles, “If This Isn’t Real”, que je vois déjà faire partie d’une bande originale de film, puis “Suspicious Minds”, d’Elvis Presley, reprise chère au groupe qu’ils se devaient de jouer sur un ring, d’après Sharleen.

Une fois le public chauffé à blanc par cette reprise qui a toujours fonctionné à merveille sur scène, et bien que les caméras aient continué à tourner, ce fut au tour de la partie privée du concert, composée d’anciens tubes, pour nous faire plaisir et aussi, selon Sharleen, parce qu’ils avaient aussi besoin de répéter un peu.

La vraie raison? c’est que Texas a toujours aimé la scène, et le public le leur rend bien. “Halo”, “Black Eyed Boy”, “Summer Sun” et “Inner Smile”, tous interprétés par le groupe avec une énergie extraordinaire et entrecoupés de “yeaaaahs”, “come oooon” et autres pas de danse, marques de fabrique de Sharleen Spiteri.

Un concert court, mais puissant et émouvant, pour les retrouvailles d’un groupe mythique avec son public français, tout pour prouver, comme s’il le fallait, que Texas sont des bêtes de scène, et qu’après 25 ans de carrière ils reviennent en force pour notre plus grand plaisir !

Setlist:
Detroit City
If This Isn't Real
The Conversation
Dry Your Eyes
Suspicious Minds
------
Halo
Black Eyed Boy
Summer Sun
Inner Smile

 

Et puisqu’il sera dès demain dans les bacs, je ne peux que vous conseiller “The Conversation”, 8ème album studio de Texas qui signe, sans prétention, un retour aux sources pour le groupe, avec la participation de l’anglais Richard Hawley à l’écriture sur certains titres.

>> En concert (complet) le lundi 27 mai à la Gaîté Lyrique (initialement prévu au New Morning). Diffusion du concert privé dans “Le Ring” le vendredi 14 juin à 22h15 sur France Ô.

[live report] Hanni El Khatib – Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 25 février 2013

4 Mar

J’ai beau avoir des goûts assez éclectiques et être toujours avide de nouvelles expériences musicales, parfois je passe à côté de certains bons artistes que je finis par découvrir un jour ou l’autre. Ce fut le cas d’un américain du nom de Hanni El Khatib, dont j’étais passé à côté du premier album, et que j’ai eu le plaisir de découvrir en live l’année dernière sur la scène de la Cigale, comme tête d’affiche du festival Jalouse Rocks Paris avec Levi’s.

Et c’est habillé d’un beau Levi’s noir et d’une chemise en jean que je le retrouve huit mois plus tard, accompagné de ses trois amis et musiciens devant les caméras de l’Album de la Semaine au Studio 104, où il est venu nous présenter quelques titres de son nouvel album, “Head in the Dirt”.

Produit par Dan Auerbach, des Black Keys, ce deuxième album dont la sortie est fixée au 29 avril prochain contient du lourd en matière de rock. En effet, et j’avais déjà pu le constater devant le public de la Cigale, la voix et la guitare de Hanni el Khatib dégagent une énergie et une puissance extrêmement communicatives, avec un léger goût vintage, qui n’est pas pour me déplaire.

Hanni El Khatib - Head in the Dirt

Bien qu’un total de neuf titres aient été joués pour l’émission, dont sept des onze qui composent le nouvel album, certains sortent définitivement du lot. En particulier “Head in the Dirt”, qui donne son nom à l’album et qui se révèle être une excellente entrée en matière.

Remarquables aussi “Nobody Move”, pour le côté rock, et “Penny”, pour le côté accrocheur. Sympathique également de réécouter “Loved One” et surtout “Dead Wrong”, tous deux issus de “Will the Guns Come Out”, le premier album du californien, sorti en 2011.

Mais la vraie claque, pour laquelle j’ai du attendre jusqu’à la fin, est arrivée lors du “rappel” pendant lequel, effet Larsen oblige, on a eu le plaisir d’entendre une deuxième fois quatre titres, mais surtout de finir en beauté par un titre aussi court que puissant, l’excellent “Family”, premier single extrait du nouvel album.

En résumé, un concentré d’énergie et de rock comme on aime, et une belle occasion de découvrir des nouveaux morceaux dans un cadre intimiste pour laquelle même Emma de Caunes, en fan fidèle, aura fait le déplacement.

“Go walk away, go walk alone…”, “nobody move, nobody gets hurt…”, “my perfect little Penny…”, “F-A-M, I-L-Y, ’til the day we die…”, autant des paroles qui résonnent encore dans ma tête et qui hanteront sans doute mon cerveau pour quelques mois, en attendant de revoir Hanni el Khatib en live, cette fois-ci avec des bouchons pour les oreilles ceci dit.

Setlist:
Head in the Dirt
Nobody Move
Penny
Skinny Little Girl
Loved One
Pay No Mind
Dead Wrong
Save Me
Family

 

Car oui, c’est sur scène où l’essence même de la musique se trouve, et où le rock prend toute son ampleur. Voici pour preuve (comme s’il le fallait) “Fuck It. You Win”, interprété en clôture du set du californien à la Cigale le 5 juin dernier:

 

Et en bonus, puisque que je ne pouvais pas vous quitter sans vous le faire écouter, voici l’excellent “Family”, dont je vous laisserai le loisir d’aller découvrir la vidéo par vous-mêmes.

 

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 27 avril 2013 à 11h40 sur Canal+.

[live report] Foals – Studio 104 et la Maroquinerie, Paris – 12 et 13 décembre 2012

17 Dec

CSS, Phoenix, Dido, Crystal Fighters, Delphic, et le retour de Texas… 2012 n’est pas encore terminée que 2013 nous promet déjà des belles surprises. Et parmi les premières en lice on retrouve l’arrivée de “Holy Fire”, 3ème album studio des anglais de Foals, que le quintet d’Oxford est venu nous présenter dans le cadre d’une mini tournée promotionnelle incluant 2 dates parisiennes.

Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 12 décembre 1012

À peine un jour après l’annulation d’un concert en Angleterre pour cause de maladie du chanteur, Yannis Philippakis, c’est dans le cadre intimiste de l’enregistrement de l’émission “L’Album de la Semaine” que l’on retrouve le groupe venu nous présenter quelques titres extraits de leur nouvel album, à paraître en début d’année prochaine.

Presque tous de noir vêtus et accompagnés d’un musicien en renfort aux percussions, les anglais on su capter l’attention d’un public de fans lors d’un court set faisant la part belle aux nouvelles chansons.

Tout d’abord “My Number”, choisi pour être le deuxième single extrait de “Holy Fire”, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi, tellement le titre se révèle entraînant et dansant, avec la petite mélodie chantée par Walter Gervers, qui me sera restée en tête longtemps après la fin de l’enregistrement.

Vient ensuite “Late Night”, plus profonde, calme et posée, et dont je dois avouer n’avoir quasiment aucun souvenir.

Après une très belle interprétation de “Spanish Sahara”, “Inhaler” vient enflammer le plateau, tel un “classique” du groupe.

S’en suivent deux nouvelles chansons, “Providence”, avec ses paroles très simples, mais accrocheuses, et “Moon”, un titre interprêté uniquement par Yannis Philippakis à la voix et Edwin Congreave au clavier.

Le groupe ne reviendra ensuite au grand complet que pour réinterpréter “Blue Blood” et “My Number”, captation télé oblige.

Setlist:
Blue Blood
My Number
Late Night
Spanish Sahara
Inhaler
Providence
Moon

 

Foals - Holy Fire

La Maroquinerie, Paris – 13 décembre 2012

Impatient de pouvoir entendre dans une petite salle et dans une vraie configuration de concert les nouveaux titres découverts la veille, c’est avec un peu de retard et un peu de mal à me frayer un chemin dans une Maroquinerie pleine à craquer que je m’installe dans les premiers rangs de la salle.

Et c’est à peine quelques minutes plus tard que les membres de Foals arrivent sur scène pour un set qui démarre avec “Prelude”, morceau instrumental qui ouvre également le nouvel album du groupe.

Malgré un enchaînement rapide vers des morceaux connus, la dynamique tarde un peu à s’installer entre le groupe et son public, et ce n’est qu’avec l’arrivée de “My Number”, suivi d’un très bon “Olympic Airways” que la fosse commencera à sauter, sans plus jamais s’arrêter.

Le set alterne des nouveaux titres et d’anciens morceaux, des singles pour la plupart, avec un point culminant allant de “Spanish Sahara” jusqu’au rappel avec “Inhaler” et “Two Steps, Twice”.

De la chaleur, de la transpiration, une fosse complètement déchaînée, un Jimmy Smith qui ne peut s’empêcher de monter avec sa guitare sur les murs d’enceintes, un Yannis Philippakis qui non seulement fait de même, mais se jette dans la fosse à plusieurs reprises pour être porté par le public. C’est simple, je n’avais pas vue la Maroquinerie dans une telle effervescence depuis le passage des suédois de Mando Diao en 2009 !

Setlist:
Prelude
Miami
Blue Blood
My Number
Olympic Airways
Balloons
Total Life Forever
Providence
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electric Bloom
---------------------------
Inhaler
Two Steps, Twice

 

En résumé, 6 nouveaux titres sur les 11 qui composent “Holy Fire” en l’espace de deux jours, et bien que je n’aie pas eu droit à “Hummer” ni “Cassius”, celui-ci restera l’un des meilleurs concerts auxquels il m’aura été donné d’assister en 2012.

En vous présentant par avance mes excuses pour le son qui sature pas mal par moments (et pour cause, je n’étais pas loin du mur d’enceintes), mais ne serait-ce que pour témoigner un peu de l’ambiance du concert, voici, pour clore cette chronique, quelques images du concert prises par mes soins:

>> En concert à l’Olympia le lundi 25 mars 2013.

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 16 février 2013 à 12h sur Canal+.

[live report] The Vaccines – Album de la Semaine, La Plaine Saint-Denis – 10 octobre 2012

15 Oct

À peine un mois après ma dernière visite au Studio 104 de la Plaine Saint-Denis pour voir The xx, je reviens pour mon tout premier live des anglais de The Vaccines, que je n’avais jamais eu l’opportunité de voir en concert, pour x ou y raisons dont j’ai oublié la nature.

L’Album de la Semaine ? pas un vrai concert, me direz vous, mais détrompez-vous, car même si la configuration reste celle d’un plateau TV, tous les éléments sont réunis pour avoir un mini concert privé de qualité, dans les meilleures conditions de son et lumière, avec de la bonne musique et un public jeune et enthousiaste.

Au menu de ce soir, des titres principalement issus du dernier opus du groupe, le récemment sorti “Come of Age” dont ils viennent assurer la promotion, avec entre autres les singles “No Hope”, qui ouvre tant le concert que l’album, “Teenage Icon”, avec son intro à la Arctic Monkeys (le génie parolier d’Alex Turner en moins) et “I Always Knew”. On retrouve également “If You Wanna”, “Norgaard” et “Blow It Up”, les deux premiers étant des “classiques” du premier album du groupe qui font figure de tubes ce soir. Vient clore le set une reprise acoustique, mais vocalement ratée de “The Winner Takes It All” d’Abba, dont la version studio, plus réussie, fait partie de “Please, Please Do Not Disturb”, EP de reprises que le groupe a offert sur Internet il y a quelques mois.

The Vaccines - Come of Age

Un groupe plutôt en forme, Pete Roberson en moins à la batterie (mais un remplaçant qui assure correctement son rôle ponctuel de batteur pour la promo), avec une garde robe toute en denim, roadies inclus. Et un Justin Young au charme et la gestuelle à mi-chemin entre Damon Albarn et Alex Kapranos (fermez-moi ces yeux que je ne saurais ouvrir davantage!), et même si on peut parfois regreter une extrême simplicité dans les paroles ou les compositions, leur son vintage reste agréable à écouter et se révèle d’une efficacité redoutable lorsqu’il s’agit de réveiller et faire danser le public.

Setlist:
No Hope
Blow It Up
Teenage Icon
I Always Knew
If You Wanna
Weirdo
Bad Mood
Norgaard
-----
The Winner Takes It All

 

Autant vous dire que j’attends avec impatience de les retrouver en novembre, cette fois-ci dans une vraie salle de concert, la Cigale, pour le Festival des Inrocks avec Poliça et Electric Guest.

 

>> Diffusion dans “L’Album de la Semaine” le samedi 27 octobre 2012 à 12h00 sur Canal+ et en concert à la Cigale, à Paris, dans le cadre du Festival des Inrocks le 09 novembre 2012.

[live report] The xx – Album de la Semaine, La Plaine Saint-Denis – 05 septembre 2012

10 Sep

Cela ne fait aucun doute, la nouvelle saison de l’Album de la Semaine démarre fort sur Canal+, avec The xx comme invités pour le deuxième enregistrement de la rentrée.

Et c’est aux studios de La Plaine Saint-Denis que le groupe anglais est venu nous présenter en avant-première, la veille de leur concert au Cirque d’Hiver, les titres de leur nouvel album “Coexist”, disponible dans les bacs dès aujourd’hui.

Une prestation toute en finesse, sobre, mais digne de la réputation que le groupe a réussi a gagner avec un remarquable premier essai.

Tout comme leur nouvel opus, le set démarre avec l’enchaînement de “Angels”, “Chained” et “Fiction”, les deux premiers ayant été révélés au public en amont de la sortie du nouvel album.

Après ce démarrage sans faute, vient la deuxième partie du set, qui démarre avec une interprétation de “Crystalised”, plus lente et posée que l’originale, mais qui mène parfaitement vers “Reunion” (avec son passage remarquable joué au steel pan),  suivi de “Sunset”, sans doute un des meilleurs titres de ce nouvel opus, puis de “Missing”.  On remarquera que tout comme dans l’album, dont les enchaînements live sont repris ici, les morceaux présentent une cohérence sans faute.

La dernière partie du concert privé se compose majoritairement d’anciens titres que l’on retrouve avec plaisir: “VCR”, “Infinity” et une version magistrale de “Intro” dont les dernières notes se mélangent à la perfection avec les premières notes de “Tides”, nouveau morceau qui manque la fin de cette courte mais excellent soirée.

The xx - Coexist

On a ainsi retrouvé avec plaisir un groupe sans artifice, tout de noir vêtu, avec une Romy Madley Croft gagnée par la timidité, ce qui ne l’a pas empêchée de sourire, tout comme son charmeur acolyte Oliver Sim, sans doute le plus souriant des trois, Jamie Smith restant derrière ses machines, emporté par la concentration, mais sans un seul sourire.

Une production impeccable, et un duo de voix capables de passer de la nostalgie à la sensualité en un seul refrain. Que l’on se le dise, avec “Coexist”, The xx ne fait pas que conforter son statut de groupe à suivre, mais nous prouve qu’ils ont les ressources et l’inspiration nécessaires pour rester encore longtemps dans le paysage musical, ce dont on ne peut que s’en rejouir !

Setlist:
Angels
Chained
Fiction
Crystalised
Reunion
Sunset
Missing
VCR
Infinity
Intro
Tides

 

>> Diffusion dans “L’Album de la Semaine” le samedi 15 septembre à 11h55 sur Canal+

[live report] We Have Band + Isaac Delusion – Le Trabendo, Paris – 13 juin 2012

15 Jun

Avec les premières parties je raisonne un peu comme avec les films, que ce soit par politesse ou par respect par l’effort fourni, quelque soit le résultat, je n’en parle que si j’ai apprécié et que j’ai quelque chose de constructif à dire (sauf cas de dégoût extrême)… tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de parler? oui, il y a sans doute un peu de cela.

C’est donc avec plaisir, et sans beaucoup de détails mais plus par rapport à mon ressenti que je vais vous parler de ma plus récente découverte live. Signés sur le label indépendant Cracki Records, déjà célèbre pour ses fêtes à la cool qui rassemblent de plus en plus de monde à chaque nouvelle édition, ce furent les membres d’Isaac Delusion qui ont été chargés d’ouvrir les festivités hier soir au Trabendo, en première partie du concert de We Have Band.

Armés d’un ordinateur portable, quelques consoles servant à enregistrer des boucles et lancer des sons au bon moment (vous excuserez mon ignorance dans la matière), un micro et une basse pour le côté funk, ce fut un set cohérent, plutôt planant, parfois dansant, que le groupe nous a proposé. On a ainsi croisé, quelque part sous un beau bain de lumières, la voix d’Antony Hegarty et la poésie de The Cinematic Orchestra, voire même, au loin le groove des premiers morceaux de DJ Champion. Un beau mélange qui, pour ma part, m’a fait profiter au maximum, malgré un certain manque d’ambiance du côté du public, de quelque chose qui est devenue rare: une première partie digne de ce nom.

Voici “Midnight Sun”, premier morceau du set d’Isaac Delusion. Une petite dégustation en guise d’entrée, avant de passer au plat de résistance.

 

Lumières rallumées, changement de backline, tests son, arrivée des retardataires… et tout est prêt pour acueillir We Have Band pour son deuxième, et dernier (?), passage de l’année dans la capitale, une fois de plus organisé par (la) Super agence d’épopées musicales.

Visiblement contents de retrouver leur public parisien, c’est un set plutôt énergique et bien calibré que le groupe nous a livré ce soir. Set équilibré, composé de titres de leurs deux albums (“WHB” et “Ternion”), dont certains qui n’avaient pas été joués depuis longtemps (“Centrefolds & Empty Screens”), à l’exception de leur concert à la Maroquinerie, en mars dernier (“Love, What You Doing?” ).

Début avec “Where Are Your People?”, suivi de “After All” et “Hear it in the Cans”, parmi d’autres titres aussi puissants les uns que les autres, à l’image de l’imparable “Divisive”.

Profitant du simple, mais beau jeu de lumières que le Trabendo s’est payé pour son lifting, Dede n’a pas raté l’occasion de nous montrer ses meilleurs pas de danse, alternant multiples percussions et regards complices vers Thomas et Darren, ses comparses comme elle, tous de denim vêtus.

Après un magnifique enchaînement de “Tired of Running”, “Honeytrap” et le toujours aussi énergique “Oh !” le groupe s’est retiré de la scène, histoire de boire un coup et se préparer pour un rappel long de trois morceaux. Rappel qui a demarré par “Steel in the Groove”, bien plus efficace en live que sur CD (contrairement à “Watertight”, qui peine à retrouver sa puissance et rythique parfaite sur scène), puis continué avec “You Came Out”, qui a vu sauter le public et Dede descendre dans la fosse pour un mini bain de foule.

“Time After Time”, morceau n’ayant rien à voir avec Cindy Lauper et qui a fait sa première apparition dans une compile de la Maison Kitsuné, indispensable en live et favori des fans, a sonné la fin de ce concert, qui a été aussi bon qu’il nous a semblé passer rapidement.

Et comme à la fin de chaque concert du trio (et du batteur qui les accompagne toujours sur scène), le seul regret que l’on puisse exprimer est celui de ne pas voir figurer (et cela depuis plusieurs années) un si bon groupe à l’affiche des plus grands festivals français. Car si bien quelque chose les caractérise, c’est leur générosité et leur capacité à faire sauter et danser le public, que ce soit en mode club dans une salle de taille modeste (ce qu’on adore) que sur une grande scène de festival. Vous ne me croyez pas? allez demander aux brésiliens, qui les ont vu récemment tourner aux côtés de The Horrors (dont ils ont repris “Still Life”) et de Franz Ferdinand, ni plus ni moins !

Setlist:
Where Are Your People?
After All
Hear it in the Cans
Love, What You Doing?
Visionary
Divisive
Watertight
WHB
Centrefolds & Empty Screens
Tired of Running
Honeytrap
Oh!
-----
Steel in the Groove
You Came Out
Time After Time

 

En bonus: le tout nouveau clip de “Tired of Running”, tourné dans la forêt de Marly-le-Roi, en France, et réalisé par Arthur Castillon et Fabien Pochez. Amateurs d’arbres et de denim, c’est pour vous !