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[on my iPod] Isaac Delusion – Transistors

6 Dec

À l’instar des Concrete Knives, découverts (et immédiatement approuvés) en première partie des Artic Monkeys, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance d’Isaac Delusion en première partie de We Have Band. Et autant vous dire que le coup de cœur fut immédiat.

Je vous avais donc déjà parlé ici du trio français formé par Loïc, Nico et Jules, avec notamment leur titre “Midnight Sun”. Depuis, j’ai eu l’opportunité de les revoir, avec quelques nouvelles compositions et un VJing soigné, en ouverture du 3ème et dernier jour du Pitchfork Music Festival 2012 à la Grande Halle de la Villette.

Et c’est justement de ces nouvelles compositions que je vais vous parler aujourd’hui, puisqu’après le soleil de minuit (on est d’accord, c’est plus classe en anglais) le groupe revient avec “Early Morning”, un nouvel EP anonciateur d’un premier album à paraître toujours chez Cracki Records début 2013, si les prédictions mayas nous épargnent.

Isaac Delusion - Early Morning EP

Composé de 5 titres au total, dont les oniriques “Early Morning” et “Purple Sky”, ou encore “Supernova”, avec sa basse funky, cet EP comporte une pépite, “Transistors”, dont je vous présente aujourd’hui la vidéo fraîchement dévoilée.

Tournée avec le soutien financier des fans, cette vidéo met en scène la “rencontre”, par split screen interposé, entre une fille et un garçon. Une histoire banale, vue et revue, me direz vous, et ce serait sans doute le cas sans la jolie mise en scène vintage concotée par Maximilien Franco.

Voici donc, pour le plaisir des yeux et des oreilles, le beau clip de “Transistors” d’Isaac Delusion, en espérant bientôt les retrouver sur scène.

“That’s how it goes,
that’s how it works between us…”

>> En concert au Café de la Danse le 14 février 2013, dans le cadre du Fireworks! Festival.

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[on my iPod] Concrete Knives – Be Your Own King

29 Oct

“Une certaine mélancholie d’une jeunesse non révolue”, “une envie évidente de marquer leur époque”, “la voix d’une génération”… tels sont les propos élogieux qui pourraient ouvrir cette chronique, mais il en sera autrement.

En effet, car bien qu’il s’agisse d’une chronique d’album, il s’agit surtout d’un jeune groupe prometteur et plein d’enthousiasme, et de talent, que j’ai eu la chance de découvrir l’année dernière sur la scène de la Cigale en première partie des Arctic Monkeys. Quand on dit que le hasard fait bien les choses!

Tâche difficile que celle de passer avant un groupe dont le succès et la réputation ne sont plus à faire, dur de débarquer sur scène pour chauffer l’ambiance dans une salle déjà en ébullition, sachant que l’exercice puet se révéler aussi casse-gueule qu’exceptionnel. Et ce jour-là cette bande de cinq potes tout juste débarqués de Caen a débarqué sur scène et a choisi la deuxième option, en rendant l’attente courte avec un set d’exception.

Car oui, les Concrete Knives connaissent la scène, celle des petites salles, et celle des Festivals, où ils réussissent à s’imposer aussi bien en début de journée, comme à Rock en Seine, en 2011, que face à des grosses têtes d’affiche, comme à Solidays, cette année, où ils ont été programmés face aux anglais de Metronomy.

Mais parlons de “Be Your Own King”, le tout premier album du groupe, sorti aujourd’hui chez Bella Union et distribué en France par Cooperative Music France, dont le catalogue est aussi alléchant que prestigieux (Digitalism, Garbage, Phoenix, CSS, Bloc Party, Two Door Cinema Club, c’est eux).

À l’instar de mes groupes français favoris, les Concrete Knives chantent en anglais, ma langue musicale préférée et qui, de mon point de vue, sert à merveille leur musique et leurs textes.

Concrete Knives - Be Your Own King

Ce premier album est l’occasion parfaite pour découvrir le groupe, ou redécouvrir en version studio des titres auxquels le live nous ont familiarisés, comme “Wild Gunman” ou le premier single, “Wallpaper”. C’est aussi une excellente opportunité d’entendre les nouvelles versions des titres comme “Happy Mondays”, “Brand New Start” ou “Greyhound Racing”, déjà présents dans “You Can”t Blame the Youth”, le premier EP du groupe.

Viennent compléter cette liste de vieilles connaissances des nouveaux titres comme “Bornholmer”, qui assume à merveille son rôle de morceau d’ouverture de l’album, “Truth” ou encore “Roller Boggie”, dont l’absence de paroles est compensée par une puissance mélodique sans failles. Mention spéciale, dans cette catégorie “nouveaux venus” à “Africanize” qui semble avoir été écrit en collaboration avec Amadou & Mariam et retouché par The Very Best, ainsi qu’à “Blessed”, qui clôt l’album et dont la mélodie n’est pas sans me rappeller la musique écrite par Michael Andrews pour l’excellente bande originale de “Moi, Toi et tous les Autres” de Miranda July.

Outre leur présence scénique, concentré d’énergie et de joie, outre les petits hymnes pop (dans le sens le plus noble du terme) qui composent “Be Your Own King”, on remarque aussi l’univers graphique sobre, mais non négligé, de leurs pochettes d’albums jusqu’au beau “CCKS” (pour Concrete Knives) sur scène, en passant par les tenues de Morgane Colas, seul élément féminin du groupe.

Des mélodies accrocheuses, des harmonies éfficaces et des rythmes entraînants. “Be Your Own King” est un feel-good album, court mais intense, sans prétention autre que celle de faire danser. A découvrir d’urgence et à redécouvrir impérativement sur scène. Mais pour commencer voici le premier single “Wallpaper”, en version acoustique, en attendant la vidéo officielle qui devrait sortir dans quelques jours.

“I won’t let the night steal and waste my mind !”

>> En concert à la Maroquinerie, à Paris, le 14 novembre 2012.

[on my iPod] Arctic Monkeys – R U Mine ?

19 Jun

Il est temps de voir si vous avez suivi un peu les derniers posts. Si je vous dis Sheffield, vous me dites?

> Reverend and the Makers, bien sûr

Si je vous dis “The Machine” vous me dites?

> Reverend and the Makers featuring. Alex Turner

Si je vous dis Alex Turner vous me dites?

> Arctic Monkeys !

Maintenant, si je vous dis “Whatever People Say I Am That’s What I’m Not” vous me dites?

> que c’est Chris McClure, petit frère de Jon McClure, leader des Reverend and the Makers qui se trouve sur la pochette.

Et moi je vous dis, bravo ! car en effet, ces deux groupes étant amis de longue date, il n’est pas rare de voir leurs univers se croiser de temps à autre.

On n’oublie pas, par exemple, que le (super) batteur des Artic Monkeys, Matt Helders, faisait partie de Mongrel, groupe et projet parallèle de Jon McClure.

Mais si on est là aujourd’hui, c’est pour vous parler du dernier single en date du groupe d’Alex Turner, sorti à l’occasion du Record Store Day (ou Disquaire Day, en VF), en avril dernier (oui, ce n’est pas tout récent, et alors?) dans un superbe vinyl couleur pourpre, désormais introuvable, à moins que vous ne soyez prêts à enchérir pour l’avoir !

Il s’agit de l’excellent (comme le sont souvent les faces B du groupe) “R U Mine”, petit bijou long de 3min20 dans lequel la basse excelle autant que la batterie, et la puissance de la guitare égale la perfection du chant.

Arctic Monkeys - R U Mine ?

L’énergie, la mélodie, la batterie et les choeurs de Matt Helders, les paroles et la voix d’Alex Turner, le riff de guitare et le break… cela ne fait aucun doute, c’est du bon rock comme on aime, un vrai 20/20.

Aussi bon dans sa version studio que sur scène, c’est avec la version live à Mexico, filmée au Palais des Sports de la mégalopole en mars dernier, qu’on vous laissera, histoire que vous puissiez en juger par vous mêmes:

” She’s a silver lining lone ranger riding

Through an open space

In my mind when she’s not right there beside me

I go crazy cause here isn’t where I wanna be

And satisfaction feels like a distant memory

And I can’t help myself for

all I wanna hear her say is “Are you mine?” “