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[on my iPod] Ellie Goulding – Anything Could Happen

16 Oct

Elle a été parmi les premiers artistes à figurer sur ce blog, avec l’excellent remix de “Lights” par le collectif RAC, dont j’étais tombé amoureux.

C’est donc avec grand plaisir, et à l’occasion de la sortie de son deuxième album, “Halcyon”, que je vous présente une chanson d’Ellie Goulding qui m’a charmé au point de tourner dans mon iPod depuis un moment déjà.

Elle a beau être jeune, cette anglaise réussit parfaitement à faire passer une émotion qu’il est difficile de décrire, mais facile à percevoir, avec un timbre de voix très particulier, par moments légèrement rétro (“I know it’s gonna be, I know it’s gonna be…” Cindy Lauper, sors de ce corps!).

Une production sans fautes, une ligne mélodique et rythmique entraînante, une voix parfaitement placée et des paroles mélancholiques, “Anything Could Happen” a tous les ingrédients de mes chansons préférées.

Ellie Goulding - Anything Could Happen

Avant de vous laisser découvrir la chanson, je me permets de vous conseiller également (et fortement) l’écoute de deux autres titres extraits de ce nouvel album, à commencer par la chanson qui lui donne son nom, “Halcyon”, ainsi que “Hanging On”, reprise du morceau d’Active Child, dans sa version avec Tinie Tempah en featuring.

“Yes since we found out
Since we found out
That anything could happen
Anything could happen…
 
Baby, I’ll give you everything you need
I’ll give you everything you need, oh
I’ll give you everything you need
But I don’t think I need you!”

[live report] We Have Band + Isaac Delusion – Le Trabendo, Paris – 13 juin 2012

15 Jun

Avec les premières parties je raisonne un peu comme avec les films, que ce soit par politesse ou par respect par l’effort fourni, quelque soit le résultat, je n’en parle que si j’ai apprécié et que j’ai quelque chose de constructif à dire (sauf cas de dégoût extrême)… tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de parler? oui, il y a sans doute un peu de cela.

C’est donc avec plaisir, et sans beaucoup de détails mais plus par rapport à mon ressenti que je vais vous parler de ma plus récente découverte live. Signés sur le label indépendant Cracki Records, déjà célèbre pour ses fêtes à la cool qui rassemblent de plus en plus de monde à chaque nouvelle édition, ce furent les membres d’Isaac Delusion qui ont été chargés d’ouvrir les festivités hier soir au Trabendo, en première partie du concert de We Have Band.

Armés d’un ordinateur portable, quelques consoles servant à enregistrer des boucles et lancer des sons au bon moment (vous excuserez mon ignorance dans la matière), un micro et une basse pour le côté funk, ce fut un set cohérent, plutôt planant, parfois dansant, que le groupe nous a proposé. On a ainsi croisé, quelque part sous un beau bain de lumières, la voix d’Antony Hegarty et la poésie de The Cinematic Orchestra, voire même, au loin le groove des premiers morceaux de DJ Champion. Un beau mélange qui, pour ma part, m’a fait profiter au maximum, malgré un certain manque d’ambiance du côté du public, de quelque chose qui est devenue rare: une première partie digne de ce nom.

Voici “Midnight Sun”, premier morceau du set d’Isaac Delusion. Une petite dégustation en guise d’entrée, avant de passer au plat de résistance.

 

Lumières rallumées, changement de backline, tests son, arrivée des retardataires… et tout est prêt pour acueillir We Have Band pour son deuxième, et dernier (?), passage de l’année dans la capitale, une fois de plus organisé par (la) Super agence d’épopées musicales.

Visiblement contents de retrouver leur public parisien, c’est un set plutôt énergique et bien calibré que le groupe nous a livré ce soir. Set équilibré, composé de titres de leurs deux albums (“WHB” et “Ternion”), dont certains qui n’avaient pas été joués depuis longtemps (“Centrefolds & Empty Screens”), à l’exception de leur concert à la Maroquinerie, en mars dernier (“Love, What You Doing?” ).

Début avec “Where Are Your People?”, suivi de “After All” et “Hear it in the Cans”, parmi d’autres titres aussi puissants les uns que les autres, à l’image de l’imparable “Divisive”.

Profitant du simple, mais beau jeu de lumières que le Trabendo s’est payé pour son lifting, Dede n’a pas raté l’occasion de nous montrer ses meilleurs pas de danse, alternant multiples percussions et regards complices vers Thomas et Darren, ses comparses comme elle, tous de denim vêtus.

Après un magnifique enchaînement de “Tired of Running”, “Honeytrap” et le toujours aussi énergique “Oh !” le groupe s’est retiré de la scène, histoire de boire un coup et se préparer pour un rappel long de trois morceaux. Rappel qui a demarré par “Steel in the Groove”, bien plus efficace en live que sur CD (contrairement à “Watertight”, qui peine à retrouver sa puissance et rythique parfaite sur scène), puis continué avec “You Came Out”, qui a vu sauter le public et Dede descendre dans la fosse pour un mini bain de foule.

“Time After Time”, morceau n’ayant rien à voir avec Cindy Lauper et qui a fait sa première apparition dans une compile de la Maison Kitsuné, indispensable en live et favori des fans, a sonné la fin de ce concert, qui a été aussi bon qu’il nous a semblé passer rapidement.

Et comme à la fin de chaque concert du trio (et du batteur qui les accompagne toujours sur scène), le seul regret que l’on puisse exprimer est celui de ne pas voir figurer (et cela depuis plusieurs années) un si bon groupe à l’affiche des plus grands festivals français. Car si bien quelque chose les caractérise, c’est leur générosité et leur capacité à faire sauter et danser le public, que ce soit en mode club dans une salle de taille modeste (ce qu’on adore) que sur une grande scène de festival. Vous ne me croyez pas? allez demander aux brésiliens, qui les ont vu récemment tourner aux côtés de The Horrors (dont ils ont repris “Still Life”) et de Franz Ferdinand, ni plus ni moins !

Setlist:
Where Are Your People?
After All
Hear it in the Cans
Love, What You Doing?
Visionary
Divisive
Watertight
WHB
Centrefolds & Empty Screens
Tired of Running
Honeytrap
Oh!
-----
Steel in the Groove
You Came Out
Time After Time

 

En bonus: le tout nouveau clip de “Tired of Running”, tourné dans la forêt de Marly-le-Roi, en France, et réalisé par Arthur Castillon et Fabien Pochez. Amateurs d’arbres et de denim, c’est pour vous !