Tag Archives: Kitsuné

[remix Sunday] The Whip – Divebomb (Crystal Castles remix)

5 Dec

Le froid et le manque de gants affectant légèrement ma capacité à écrire ces derniers temps, c’est avec un peu de retard, mais toujours avec la même passion, que je vous présente le nouveau remix Sunday.

Adulés par certains, détestés par d’autres, c’est en souvenir de leur passage sur la scène du Trianon samedi dernier que je vous présente ce remix des canadiens de Crystal Castles.

Ce duo formé par Alice Glass et Ethan Kath s’illustre par son côté électronique et expérimental assez particulier, voire déroutant. Si vous ajoutez à cela une dimension mélancholique et un côté chaotique vous comprendrez pourquoi j’aime leur musique, leurs remixes, leur univers et leur énergie, que l’on retrouve demultipliée sur scène.

Mais il ne s’agit pas que de Crystal Castles ici, puisque le morceau auquel ils se sont attaqués (il y a déjà quelques années de cela, certes) est une composition des mancuniens de The Whip.

The Whip - Divebomb

J’ai eu la chance de découvrir The Whip avec l’excellent “Trash” qui, tout comme “Divebomb”, a été mis en avant par Kitsuné dans leurs célèbres compilations, avant d’être édité en single puis de faire partie de “X Marks Destination”, premier album de la formation.

Plus up-tempo que l’original, pour un résultat plus adapté au défoulement sur le dancefloor, voici le remix de “Divebomb” par Crystal Castles, dont on retrouve aisément l’empreinte dans ce remix.

 

>> Crystal Castles en concert à l’Olympia le 13 juin 2013.

[remix Sunday] The Knocks & Fred Falke – Geronimo (Louis La Roche remix)

22 Oct

Aucun lien avec le célèbre guerrier apache, à part peut-être la provenance d’une “partie” de ce morceau, puisque “Geronimo” est le fruit d’une collaboration entre le duo new yorkais The Knocks, formé par Ben “DJ B-Roc” Ruttner et James “JPatt” Patterson, et le producteur et DJ français Frédérick “Fred” Falke.

Si l’on ajoute à l’équation un troisième (quatrième ?) élément, venu cette fois-ci de Norwich, Angleterre, on obtient une version uptempo du morceau remixé par Brett Ewels, mieux connu sous le nom de Louis La Roche.

The Knocks & Fred Falke - Geronimo

En somme, quatre producteurs/remixeurs pour nous donner l’énergie nécessaire pour bien commencer la semaine. Et comme si tout cela n’était pas suffisant, on n’oubliera pas de mentionner le fait qu’il s’agit-là d’une énième livraison de qualité de la Maison Kitsuné, visiblement jamais à court de bonnes découvertes !

“You wanna go to the sky with me ?
Don’t wanna fall to the ground with me…
 
… Oh, oh, Geronimo !”

[on my iPod] Crystal Fighters – Star of Love

2 Oct

Autant vous prévenir, bien que ce blog soit destiné à ma musique préférée et dont je ne peux, par définition, que dire du bien (tout en essayant de rester objectif, bien entendu), les lignes qui vont suivre risquent de vous paraître d’une extrême éxageration. Mais sachez-le, ce que je m’apprête à écrire vient droit du coeur, de mes tripes et de mes veines, de la manière la plus honnête que cela puisse être.

J’ai la chance d’avoir des goûts musicaux aussi variés et nombreux que j’ai de personnalités, mais rares sont les albums que je peux qualifier de “parfaits” du début à la fin, aussi parfaits que j’ose à peine sauter des pistes pour arriver à mes morceaux préférés, tellement l’ensemble est harmonieux.

De la musique et des paroles qui, telles un tatouage reste gravée à vie dans mon esprit, dans mon coeur, et qui à chaque écoute ont le même effet stroboscopique sur mon cerveau. Des chansons qui telles des drogues puissante peuvent me transporter vers d’autres mondes, des univers parallèles, nous emmener de la ville à la montagne, de la jungle jusqu’à la plage, en passant par les étoiles.

Oui, je sais, je deviens lourd, surtout que n’ai pas encore cité les coupables de cette folie, à savoir, les londoniens de Crystal Fighters.

Et l’album en question? et bien il s’agit du premier album studio du groupe, qui porte le nom de “Star of Love”, acronyme de Sol, ou “Soleil” en espagnol.

Quant au style musical? le plus simple est de s’en remettre au groupe même, qui le définit comme étant de la musique dance avec des instruments d’origine basque, des claviers et leurs voix.

Crystal Fighters - Star of Love

Mais si ce groupe est sans doute une de mes plus belles découvertes de ces dernières années (merci Kitsuné!), c’est aussi car ils défendent avec ferveur leur réputation sur scène.

En effet, chacun de leurs concerts est un moment d’osmose entre le groupe et son public, un concentré d’amour et d’énergie allant de part et d’autre de la salle, en nous faisant rebondir sans que l’on puisse avoir une seule seconde de répit.

C’est simple, on a juste envie d’accompagner Sebastian, Gilbert, Graham et Laure (Mimi préférant rester loin de la scène) jusqu’au bout du monde, envie de danser les yeux fermés, sauter jusqu’à l’épuissement, s’agiter, crier et même de pleurer sur certains couplets (“come over here with your heart, and I will love your heart with mine…”).

En effet, je ne peux m’empêcher de me sentir envahi d’un fort sentiment de carpe diem démultiplié, assorti d’une envie irrépressible de danser toute la nuit, comme s’il s’agissait de ma dernière sur Terre…

Bon, avant de m’aventurer dans une élogieuse description de chacune des chansons qui composent l’album, et de ce qu’elles peuvent m’évoquer individuellement sur CD ou en concert, je vais vous laisser les découvrir par vous-mêmes, casque sur les oreilles, volume à fond et les yeux fermés.

Voici donc “Star of Love”, dans sa version originale de 11 titres, à écouter dans l’ordre et dans son intégralité:

 

Heureusement pour nous, l’aventure ne s’arrête pas là puisque deux ans (à quelques jours près) après la sortie de “Star of Love”, le groupe met les touches finales à son deuxième album, non sans avant boucler la boucle du premier en sortant “Star of Love (remixes)” (à écouter ici) avec la participation, entre autres, de Passion Pit et de Totally Enormous Extinct Dinosaurs, bien que les meilleurs remixes ne soient par forcément les leurs.

Tout cela en prenant même le temps de collaborer avec Feed Me pour donner vie à “Love Is All I Got”, morceau sans prétention, au paroles fédératrices et chargé d’amour et d’énergie, destiné à nous faire danser, encore et pour toujours…

“Wake your soul with love in the morning,
Feed your soul with love till the evening,
Expand your soul wiht love on the weekend,
‘Cause love is all I got…”

Si l’on peut regretter une chose, c’est le fait que le groupe soit méconnu malgré son talent, et qu’il ne commence à être révélé au grand public que deux ans après la sortie de leur album (vous aurez sans doute déjà pu écouter “Follow” dans une des dernières campagnes publicitaires pour le nouveau smartphone d’un des géants de l’électronique japonaise).

Mais ce qui me chagrine le plus reste l’absence des festivals français d’un groupe avec un tel potentiel (!)

Reste plus qu’à espérer que les Crystal Fighters seront vite de retour avec un nouvel album et une tournée à la clé pour fêter le tout !

“From somewhere high above the old hills of our home, the love will come to conquer. “

[on my iPod] Two Door Cinema Club – Beacon

17 Sep

Deux semaines après la sortie chez Kitsuné / Cooperative Music de “Beacon”, deuxième essai des irlandais de Two Door Cinema Club, l’heure est venue de faire le bilan.

Non pas un bilan des ventes, mais de la qualité du contenu, et de la qualité il y en a parmi les 11 titres qui composent l’album, qui est authentique concentré d’énergie.

Dans le peloton de tête on retrouve les excellents “Next Year”, qui ouvre le bal, et “Sun”, morceau qui a été choisi comme Coming Next pour la première semaine de la nouvelle saison du Grand Journal de Canal+.

On s’en souvient par ailleurs que l’ancien générique de l’émission, une reprise de “Superstition” de Stevie Wonder remixé par le duo BeatauCue, était interprété par Two Door Cinema Club.

Viennent ensuite les très (très) bons “Wake Up” et “Someday”, suivis de près par “Handshake” et “Sleep Alone”, premier single de ce nouvel opus.

Le beau et estival “The World Is Watching”, en duo avec Valentina, plus posé mais pas moins rythmé, marque la fin de la première motié de l’album, que l’on peut aisément décrire comme riche en guitares et mélodies imparables.

Forcément, à démarrer avec une telle force on finit par s’essouffler, ce qui nous donne une deuxième moitié plus brouillon et moins marquante, avec quatre titres parmi lesquels on peut sauver “Pyramid” et “Settle” et oublier, non sans avoir écouté au moins une fois, “Spring” et “Beacon”, qui aura au moins eu le mérite de donner son nom à l’album.

Attention toutefois à ne pas se méprendre, l’ensemble est cohérent et plus qu’agréable à écouter, et réécouter, et réécouter… car Two Door Cinema Club a beau être un groupe jeune, il réussit haut la main l’épreuve du second album et reste une puissante machine à tubes, plus efficaces les uns que les autres, et que l’on écoutera sans doute en boucle dans les mois à venir.

Two Door Cinema Club - Beacon

“Over and over many setting suns,
I have run, I have waited for the rain to come.
When through that mist I see the shape of you,
And I know, and I know that I’m in love with you”

Comme bonus, voici deux extraits de “Next Year” et “What You Know” enregistrés lors de leur showcase/dédicace à la FNAC Forum la semaine dernière, au cours duquel il ont également interprété “Sleep Alone” et “Undercover Martyn”.

Une preuve de plus, comme s’il en fallait, de la qualité des compositions du groupe, puisqu’on sait bien que les bonnes chansons sont celles qui sonnent toujours aussi bien en version acoustique.

>> En concert au Zénith de Paris le jeudi 15 novembre 2012.

 

[live report] We Have Band + Isaac Delusion – Le Trabendo, Paris – 13 juin 2012

15 Jun

Avec les premières parties je raisonne un peu comme avec les films, que ce soit par politesse ou par respect par l’effort fourni, quelque soit le résultat, je n’en parle que si j’ai apprécié et que j’ai quelque chose de constructif à dire (sauf cas de dégoût extrême)… tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de parler? oui, il y a sans doute un peu de cela.

C’est donc avec plaisir, et sans beaucoup de détails mais plus par rapport à mon ressenti que je vais vous parler de ma plus récente découverte live. Signés sur le label indépendant Cracki Records, déjà célèbre pour ses fêtes à la cool qui rassemblent de plus en plus de monde à chaque nouvelle édition, ce furent les membres d’Isaac Delusion qui ont été chargés d’ouvrir les festivités hier soir au Trabendo, en première partie du concert de We Have Band.

Armés d’un ordinateur portable, quelques consoles servant à enregistrer des boucles et lancer des sons au bon moment (vous excuserez mon ignorance dans la matière), un micro et une basse pour le côté funk, ce fut un set cohérent, plutôt planant, parfois dansant, que le groupe nous a proposé. On a ainsi croisé, quelque part sous un beau bain de lumières, la voix d’Antony Hegarty et la poésie de The Cinematic Orchestra, voire même, au loin le groove des premiers morceaux de DJ Champion. Un beau mélange qui, pour ma part, m’a fait profiter au maximum, malgré un certain manque d’ambiance du côté du public, de quelque chose qui est devenue rare: une première partie digne de ce nom.

Voici “Midnight Sun”, premier morceau du set d’Isaac Delusion. Une petite dégustation en guise d’entrée, avant de passer au plat de résistance.

 

Lumières rallumées, changement de backline, tests son, arrivée des retardataires… et tout est prêt pour acueillir We Have Band pour son deuxième, et dernier (?), passage de l’année dans la capitale, une fois de plus organisé par (la) Super agence d’épopées musicales.

Visiblement contents de retrouver leur public parisien, c’est un set plutôt énergique et bien calibré que le groupe nous a livré ce soir. Set équilibré, composé de titres de leurs deux albums (“WHB” et “Ternion”), dont certains qui n’avaient pas été joués depuis longtemps (“Centrefolds & Empty Screens”), à l’exception de leur concert à la Maroquinerie, en mars dernier (“Love, What You Doing?” ).

Début avec “Where Are Your People?”, suivi de “After All” et “Hear it in the Cans”, parmi d’autres titres aussi puissants les uns que les autres, à l’image de l’imparable “Divisive”.

Profitant du simple, mais beau jeu de lumières que le Trabendo s’est payé pour son lifting, Dede n’a pas raté l’occasion de nous montrer ses meilleurs pas de danse, alternant multiples percussions et regards complices vers Thomas et Darren, ses comparses comme elle, tous de denim vêtus.

Après un magnifique enchaînement de “Tired of Running”, “Honeytrap” et le toujours aussi énergique “Oh !” le groupe s’est retiré de la scène, histoire de boire un coup et se préparer pour un rappel long de trois morceaux. Rappel qui a demarré par “Steel in the Groove”, bien plus efficace en live que sur CD (contrairement à “Watertight”, qui peine à retrouver sa puissance et rythique parfaite sur scène), puis continué avec “You Came Out”, qui a vu sauter le public et Dede descendre dans la fosse pour un mini bain de foule.

“Time After Time”, morceau n’ayant rien à voir avec Cindy Lauper et qui a fait sa première apparition dans une compile de la Maison Kitsuné, indispensable en live et favori des fans, a sonné la fin de ce concert, qui a été aussi bon qu’il nous a semblé passer rapidement.

Et comme à la fin de chaque concert du trio (et du batteur qui les accompagne toujours sur scène), le seul regret que l’on puisse exprimer est celui de ne pas voir figurer (et cela depuis plusieurs années) un si bon groupe à l’affiche des plus grands festivals français. Car si bien quelque chose les caractérise, c’est leur générosité et leur capacité à faire sauter et danser le public, que ce soit en mode club dans une salle de taille modeste (ce qu’on adore) que sur une grande scène de festival. Vous ne me croyez pas? allez demander aux brésiliens, qui les ont vu récemment tourner aux côtés de The Horrors (dont ils ont repris “Still Life”) et de Franz Ferdinand, ni plus ni moins !

Setlist:
Where Are Your People?
After All
Hear it in the Cans
Love, What You Doing?
Visionary
Divisive
Watertight
WHB
Centrefolds & Empty Screens
Tired of Running
Honeytrap
Oh!
-----
Steel in the Groove
You Came Out
Time After Time

 

En bonus: le tout nouveau clip de “Tired of Running”, tourné dans la forêt de Marly-le-Roi, en France, et réalisé par Arthur Castillon et Fabien Pochez. Amateurs d’arbres et de denim, c’est pour vous !

[on my iPod] BeatauCue feat. Kenzie May – Slow Down

1 Jun

Si, comme beaucoup d’humains ayant l’habitude de faire la fête toute la nuit (ou simplement de la passer devant la TV ou le PC), vous avez ne serait-ce qu’un peu de mal à vous réveiller, voici un petit morceau qui, sans remplacer un bon pétit déjeuner, devrait vous donner l’énergie nécessaire pour bien démarrer la journée.

Pas tout récent, certes, mais encore efficace, cette pépite du duo caennais friand de jeux de mots (c’est le matin, je sais, mais vous allez comprendre après avoir prononcé au moins deux fois BeatauCue, allez, essayez…) vient s’ajouter à la longue liste de découvertes du label parisien Kitsuné.

Bon, ce n’est pas tout mais il se fait tard alors, prêts ? on appuie sur play et on profite du son, 3min11sec chrono, juste le temps de se préparer.

BeatauCue feat. Kenzie May - Slow Down

A prescrire également en soirée, en version Club Mix (atention à ne pas dépasser la dose conseillée)

“I caught you with my eye, it’s time to play. Off following, it’s time to fly away. Up up and away… Slow down pretty thing”