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[remix Sunday] MS MR – Hurricane (CHVRCHES remix) & MS MR – Fantasy (Kele remix)

3 Jun

MS MR étant un duo, celui formé par la chanteuse londonienne Lizzy Plapinger et le producteur américain Max Hershenow, cette semaine je vous présente non pas un, mais deux remixes, puisqu’il paraît qu’à deux, c’est toujours mieux.

Les titres remixés sont “Hurricane” et “Fantasy”, premier et dernier single en date extraits de leur premier album, “Secondhand Rapture”, fraîchement sorti le mois dernier.

MS MR - Secondhand Rapture

Premiers remixeurs, le trio écossais CHVRCHES, composé de Lauren Mayberry, Iain Cook et Martin Doherty, dont le premier album ne saurait tarder, et qui nous livrent ici une version electropop bien ryhtmée de “Hurricane”, où la voix de Lizzy Plapinger, portée par des synthés, prend une dimension plus mélancholique qu’à l’origine, sans toutefois nous enlever l’envie de danser, les yeux fermés.

“Welcome to the inner workings of my mind,

so dark and foul I can’t disguise.

Nights like this I become afraid

of the darkness in my heart,

Hurricane”

Le deuxième remix, celui de “Fantasy” par l’anglais Kele Okereke, que l’on ne présente plus, puisqu’il s’agit du chanteur de Bloc Party, est une version nocturne et tribale de la chanson, dopée aux basses et à écouter aux heures les plus avancées de la nuit, sur les dance floors les plus pointus.

 

Pour conclure, et sans enlever à MS MR le mérite de fournir une matière première intéressante, on peut dire qu’on est ici, avec ces deux remixes, en plein délit de “meilleur que l’original”, puisque non seulement ils révitalisent les chansons, mais les amènent vers des dimensions plus lointaines, celles où l’on se retrouve à bouger sans savoir pourquoi, transportés par des rythmes que seuls nos subconscients et nos corps sont capables de percevoir. Alors fermez les yeux, montez le son et laissez-vous porter par le son.

>> En concert (complet) le mardi 02 juillet à la Maroquinerie, et le dimanche 25 août au Domaine National de Saint-Cloud, dans le cadre du Festival Rock en Seine.

[live report] Foals – Studio 104 et la Maroquinerie, Paris – 12 et 13 décembre 2012

17 Dec

CSS, Phoenix, Dido, Crystal Fighters, Delphic, et le retour de Texas… 2012 n’est pas encore terminée que 2013 nous promet déjà des belles surprises. Et parmi les premières en lice on retrouve l’arrivée de “Holy Fire”, 3ème album studio des anglais de Foals, que le quintet d’Oxford est venu nous présenter dans le cadre d’une mini tournée promotionnelle incluant 2 dates parisiennes.

Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 12 décembre 1012

À peine un jour après l’annulation d’un concert en Angleterre pour cause de maladie du chanteur, Yannis Philippakis, c’est dans le cadre intimiste de l’enregistrement de l’émission “L’Album de la Semaine” que l’on retrouve le groupe venu nous présenter quelques titres extraits de leur nouvel album, à paraître en début d’année prochaine.

Presque tous de noir vêtus et accompagnés d’un musicien en renfort aux percussions, les anglais on su capter l’attention d’un public de fans lors d’un court set faisant la part belle aux nouvelles chansons.

Tout d’abord “My Number”, choisi pour être le deuxième single extrait de “Holy Fire”, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi, tellement le titre se révèle entraînant et dansant, avec la petite mélodie chantée par Walter Gervers, qui me sera restée en tête longtemps après la fin de l’enregistrement.

Vient ensuite “Late Night”, plus profonde, calme et posée, et dont je dois avouer n’avoir quasiment aucun souvenir.

Après une très belle interprétation de “Spanish Sahara”, “Inhaler” vient enflammer le plateau, tel un “classique” du groupe.

S’en suivent deux nouvelles chansons, “Providence”, avec ses paroles très simples, mais accrocheuses, et “Moon”, un titre interprêté uniquement par Yannis Philippakis à la voix et Edwin Congreave au clavier.

Le groupe ne reviendra ensuite au grand complet que pour réinterpréter “Blue Blood” et “My Number”, captation télé oblige.

Setlist:
Blue Blood
My Number
Late Night
Spanish Sahara
Inhaler
Providence
Moon

 

Foals - Holy Fire

La Maroquinerie, Paris – 13 décembre 2012

Impatient de pouvoir entendre dans une petite salle et dans une vraie configuration de concert les nouveaux titres découverts la veille, c’est avec un peu de retard et un peu de mal à me frayer un chemin dans une Maroquinerie pleine à craquer que je m’installe dans les premiers rangs de la salle.

Et c’est à peine quelques minutes plus tard que les membres de Foals arrivent sur scène pour un set qui démarre avec “Prelude”, morceau instrumental qui ouvre également le nouvel album du groupe.

Malgré un enchaînement rapide vers des morceaux connus, la dynamique tarde un peu à s’installer entre le groupe et son public, et ce n’est qu’avec l’arrivée de “My Number”, suivi d’un très bon “Olympic Airways” que la fosse commencera à sauter, sans plus jamais s’arrêter.

Le set alterne des nouveaux titres et d’anciens morceaux, des singles pour la plupart, avec un point culminant allant de “Spanish Sahara” jusqu’au rappel avec “Inhaler” et “Two Steps, Twice”.

De la chaleur, de la transpiration, une fosse complètement déchaînée, un Jimmy Smith qui ne peut s’empêcher de monter avec sa guitare sur les murs d’enceintes, un Yannis Philippakis qui non seulement fait de même, mais se jette dans la fosse à plusieurs reprises pour être porté par le public. C’est simple, je n’avais pas vue la Maroquinerie dans une telle effervescence depuis le passage des suédois de Mando Diao en 2009 !

Setlist:
Prelude
Miami
Blue Blood
My Number
Olympic Airways
Balloons
Total Life Forever
Providence
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electric Bloom
---------------------------
Inhaler
Two Steps, Twice

 

En résumé, 6 nouveaux titres sur les 11 qui composent “Holy Fire” en l’espace de deux jours, et bien que je n’aie pas eu droit à “Hummer” ni “Cassius”, celui-ci restera l’un des meilleurs concerts auxquels il m’aura été donné d’assister en 2012.

En vous présentant par avance mes excuses pour le son qui sature pas mal par moments (et pour cause, je n’étais pas loin du mur d’enceintes), mais ne serait-ce que pour témoigner un peu de l’ambiance du concert, voici, pour clore cette chronique, quelques images du concert prises par mes soins:

>> En concert à l’Olympia le lundi 25 mars 2013.

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 16 février 2013 à 12h sur Canal+.

[on my iPod] Concrete Knives – Be Your Own King

29 Oct

“Une certaine mélancholie d’une jeunesse non révolue”, “une envie évidente de marquer leur époque”, “la voix d’une génération”… tels sont les propos élogieux qui pourraient ouvrir cette chronique, mais il en sera autrement.

En effet, car bien qu’il s’agisse d’une chronique d’album, il s’agit surtout d’un jeune groupe prometteur et plein d’enthousiasme, et de talent, que j’ai eu la chance de découvrir l’année dernière sur la scène de la Cigale en première partie des Arctic Monkeys. Quand on dit que le hasard fait bien les choses!

Tâche difficile que celle de passer avant un groupe dont le succès et la réputation ne sont plus à faire, dur de débarquer sur scène pour chauffer l’ambiance dans une salle déjà en ébullition, sachant que l’exercice puet se révéler aussi casse-gueule qu’exceptionnel. Et ce jour-là cette bande de cinq potes tout juste débarqués de Caen a débarqué sur scène et a choisi la deuxième option, en rendant l’attente courte avec un set d’exception.

Car oui, les Concrete Knives connaissent la scène, celle des petites salles, et celle des Festivals, où ils réussissent à s’imposer aussi bien en début de journée, comme à Rock en Seine, en 2011, que face à des grosses têtes d’affiche, comme à Solidays, cette année, où ils ont été programmés face aux anglais de Metronomy.

Mais parlons de “Be Your Own King”, le tout premier album du groupe, sorti aujourd’hui chez Bella Union et distribué en France par Cooperative Music France, dont le catalogue est aussi alléchant que prestigieux (Digitalism, Garbage, Phoenix, CSS, Bloc Party, Two Door Cinema Club, c’est eux).

À l’instar de mes groupes français favoris, les Concrete Knives chantent en anglais, ma langue musicale préférée et qui, de mon point de vue, sert à merveille leur musique et leurs textes.

Concrete Knives - Be Your Own King

Ce premier album est l’occasion parfaite pour découvrir le groupe, ou redécouvrir en version studio des titres auxquels le live nous ont familiarisés, comme “Wild Gunman” ou le premier single, “Wallpaper”. C’est aussi une excellente opportunité d’entendre les nouvelles versions des titres comme “Happy Mondays”, “Brand New Start” ou “Greyhound Racing”, déjà présents dans “You Can”t Blame the Youth”, le premier EP du groupe.

Viennent compléter cette liste de vieilles connaissances des nouveaux titres comme “Bornholmer”, qui assume à merveille son rôle de morceau d’ouverture de l’album, “Truth” ou encore “Roller Boggie”, dont l’absence de paroles est compensée par une puissance mélodique sans failles. Mention spéciale, dans cette catégorie “nouveaux venus” à “Africanize” qui semble avoir été écrit en collaboration avec Amadou & Mariam et retouché par The Very Best, ainsi qu’à “Blessed”, qui clôt l’album et dont la mélodie n’est pas sans me rappeller la musique écrite par Michael Andrews pour l’excellente bande originale de “Moi, Toi et tous les Autres” de Miranda July.

Outre leur présence scénique, concentré d’énergie et de joie, outre les petits hymnes pop (dans le sens le plus noble du terme) qui composent “Be Your Own King”, on remarque aussi l’univers graphique sobre, mais non négligé, de leurs pochettes d’albums jusqu’au beau “CCKS” (pour Concrete Knives) sur scène, en passant par les tenues de Morgane Colas, seul élément féminin du groupe.

Des mélodies accrocheuses, des harmonies éfficaces et des rythmes entraînants. “Be Your Own King” est un feel-good album, court mais intense, sans prétention autre que celle de faire danser. A découvrir d’urgence et à redécouvrir impérativement sur scène. Mais pour commencer voici le premier single “Wallpaper”, en version acoustique, en attendant la vidéo officielle qui devrait sortir dans quelques jours.

“I won’t let the night steal and waste my mind !”

>> En concert à la Maroquinerie, à Paris, le 14 novembre 2012.

[live report] We Have Band + Isaac Delusion – Le Trabendo, Paris – 13 juin 2012

15 Jun

Avec les premières parties je raisonne un peu comme avec les films, que ce soit par politesse ou par respect par l’effort fourni, quelque soit le résultat, je n’en parle que si j’ai apprécié et que j’ai quelque chose de constructif à dire (sauf cas de dégoût extrême)… tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de parler? oui, il y a sans doute un peu de cela.

C’est donc avec plaisir, et sans beaucoup de détails mais plus par rapport à mon ressenti que je vais vous parler de ma plus récente découverte live. Signés sur le label indépendant Cracki Records, déjà célèbre pour ses fêtes à la cool qui rassemblent de plus en plus de monde à chaque nouvelle édition, ce furent les membres d’Isaac Delusion qui ont été chargés d’ouvrir les festivités hier soir au Trabendo, en première partie du concert de We Have Band.

Armés d’un ordinateur portable, quelques consoles servant à enregistrer des boucles et lancer des sons au bon moment (vous excuserez mon ignorance dans la matière), un micro et une basse pour le côté funk, ce fut un set cohérent, plutôt planant, parfois dansant, que le groupe nous a proposé. On a ainsi croisé, quelque part sous un beau bain de lumières, la voix d’Antony Hegarty et la poésie de The Cinematic Orchestra, voire même, au loin le groove des premiers morceaux de DJ Champion. Un beau mélange qui, pour ma part, m’a fait profiter au maximum, malgré un certain manque d’ambiance du côté du public, de quelque chose qui est devenue rare: une première partie digne de ce nom.

Voici “Midnight Sun”, premier morceau du set d’Isaac Delusion. Une petite dégustation en guise d’entrée, avant de passer au plat de résistance.

 

Lumières rallumées, changement de backline, tests son, arrivée des retardataires… et tout est prêt pour acueillir We Have Band pour son deuxième, et dernier (?), passage de l’année dans la capitale, une fois de plus organisé par (la) Super agence d’épopées musicales.

Visiblement contents de retrouver leur public parisien, c’est un set plutôt énergique et bien calibré que le groupe nous a livré ce soir. Set équilibré, composé de titres de leurs deux albums (“WHB” et “Ternion”), dont certains qui n’avaient pas été joués depuis longtemps (“Centrefolds & Empty Screens”), à l’exception de leur concert à la Maroquinerie, en mars dernier (“Love, What You Doing?” ).

Début avec “Where Are Your People?”, suivi de “After All” et “Hear it in the Cans”, parmi d’autres titres aussi puissants les uns que les autres, à l’image de l’imparable “Divisive”.

Profitant du simple, mais beau jeu de lumières que le Trabendo s’est payé pour son lifting, Dede n’a pas raté l’occasion de nous montrer ses meilleurs pas de danse, alternant multiples percussions et regards complices vers Thomas et Darren, ses comparses comme elle, tous de denim vêtus.

Après un magnifique enchaînement de “Tired of Running”, “Honeytrap” et le toujours aussi énergique “Oh !” le groupe s’est retiré de la scène, histoire de boire un coup et se préparer pour un rappel long de trois morceaux. Rappel qui a demarré par “Steel in the Groove”, bien plus efficace en live que sur CD (contrairement à “Watertight”, qui peine à retrouver sa puissance et rythique parfaite sur scène), puis continué avec “You Came Out”, qui a vu sauter le public et Dede descendre dans la fosse pour un mini bain de foule.

“Time After Time”, morceau n’ayant rien à voir avec Cindy Lauper et qui a fait sa première apparition dans une compile de la Maison Kitsuné, indispensable en live et favori des fans, a sonné la fin de ce concert, qui a été aussi bon qu’il nous a semblé passer rapidement.

Et comme à la fin de chaque concert du trio (et du batteur qui les accompagne toujours sur scène), le seul regret que l’on puisse exprimer est celui de ne pas voir figurer (et cela depuis plusieurs années) un si bon groupe à l’affiche des plus grands festivals français. Car si bien quelque chose les caractérise, c’est leur générosité et leur capacité à faire sauter et danser le public, que ce soit en mode club dans une salle de taille modeste (ce qu’on adore) que sur une grande scène de festival. Vous ne me croyez pas? allez demander aux brésiliens, qui les ont vu récemment tourner aux côtés de The Horrors (dont ils ont repris “Still Life”) et de Franz Ferdinand, ni plus ni moins !

Setlist:
Where Are Your People?
After All
Hear it in the Cans
Love, What You Doing?
Visionary
Divisive
Watertight
WHB
Centrefolds & Empty Screens
Tired of Running
Honeytrap
Oh!
-----
Steel in the Groove
You Came Out
Time After Time

 

En bonus: le tout nouveau clip de “Tired of Running”, tourné dans la forêt de Marly-le-Roi, en France, et réalisé par Arthur Castillon et Fabien Pochez. Amateurs d’arbres et de denim, c’est pour vous !