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[live report] Phoenix – La Cigale, Paris et Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 26 et 30 mai 2013

7 Jun

Il m’aura fallu une bonne semaine pour récupérer ma voix et me remettre de ce qui reste la plus grande claque live de cette année (pour l’instant), j’ai nommé Phoenix à la Cigale. Il m’aura fallu plus d’une semaine pour trouver le temps de m’asseoir et tenter, je dis bien tenter, de retrascrire cette expérience pour vous.

De l’attente, de l’angoisse (surtout quand le jour venu on n’a pas encore de billet !), de l’amour, de l’admiration, du respect, de l’euphorie, de la mélancholie instantanée pour un moment que l’on sait tellement court et rare, même à peine passé, difficile de mettre de mots sur une telle palette d’émotions.

Si pour certains, qui apprécient mais “sans plus”, Phoenix ne fait “que” du Phoenix, pour ceux qui ont eu la chance de les voir en live, même par accident au moins une fois dans leur vie, cela ne fait aucun doute, la musique de Phoenix prend une toute autre dimension sur scène, voire même plusieurs dimensions, les morceaux du groupe se retrouvant retravaillés, remixés, mélangés dans un spectacle de son et lumière dont on ne sort jamais indemne.

Mais commençons par le début. Dans une salle pas encore remplie, mais qui affiche bien complet, le français Arnaud Fleurent-Didier est en charge, avec ses musiciens, d’ouvrir le bal avec un set court mais plutôt efficace au vu de la réaction du public. Sympa, sincère, pas très éprouvant, mais assez rythmé pour réveiller nos muscles et ouvrir nos oreilles pour la suite de la soirée.

Quelques quinze à vingt minutes de mise en place des instruments avant l’extinction des feux et l’entrée sur scène sous les cris et les applaudissements des quatre potes, Laurent Brancowitz, Deck d’Arcy, Thomas Mars et Christian Mazzalai, accompagnés par leurs fidèles comparses, Rob, aux claviers, et le suédois Thomas Hedlund à la batterie.

Un sample d’ouverture pour “Entertainment”, un coup de baguette de Thomas Hedlund et en moins de trente secondes la fosse est déjà en extase et prête à reprendre en choeur les tubes du groupe. “Un, deux, trois, quatre”, pas de répit, le groupe enchaîne directement avec “Lasso” et “Lisztomania”, puis “Long Distance Call”, tous les trois repris en choeur par la salle.

Place ensuite à l’entraînant “S.O.S. in Bel Air”, extrait du dernier album et un peu moins connu des non fans, certes peu nombreux, suivi du premier mash-up de la soirée, constitué des premières mesures de “Too Young” et de “Girlfriend”.

À peine fini le premier que le deuxième mash-up arrive, s’agissant cette fois du trio gagnant “Trying To Be Cool – Drakkar Noir – Chloroform”, efficace, propre, consistant et cohérent, où les dernières notes de “Chloroform” ne constituent rien d’autre que le calme avant la tempête. “Sunskrupt!”, mélange de “Love Like A Sunset” et de “Bankrupt”, une tempête qui met dès le départ Thomas Mars par terre et qui s’avère sans doute fatale pour tout épileptique présent dans la salle ce soir-là. Un moment magique et presque intégralement instrumental de plus de cinq minutes où il m’est impossible d’éviter d’avoir les larmes aux yeux, du moment où Thomas entonne les dernières lignes de “Love Like A Sunset” jusqu’aux dernières notes de guitare jouées en choeur par les frères Mazzalai.

Phoenix - La Cigale - 26 mai 2013

Petit moment de répit avec “Fences” et “The Real Thing”, suivis du premier bain de foule de la soirée pour Thomas Mars sur “Armistice” et “1901”, qui une fois le tour de la fosse effectué, finit, non sans l’aide de quelques gros bras le poussant depuis le bas et quelques autres le tirant vers le haut, par atteindre le premier balcon pour interpréter le début du rappel, “Countdown” en version épurée, accompagné par Christian Mazzalai à la guitare.

Juste le temps pour le reste du groupe de rejoindre la scène que les premiers accords de “Love Like A Sunset” resonnent à nouveau, pour dévoiler rien d’autre que les premières notes du mythique mash-up “If I Ever Feel Better – Funky Squaredance”, hymne mélancholique et intemporel repris avec le groupe par une fosse en extase.

Sourire aux lèvres face à autant d’énergie et à une standing ovation, le groupe remercie le public et enchaîne avec “Don’t” puis “Rome”, sous une douche de lumières rouges et bleues pour finir avec le deuxième et dernier bain de foule de Thomas sur une reprise instrumentale de “Entertainment” qui se terminera en apothéose avec un quart de la fosse, et moi (premier rang oblige), sur scène avec le groupe, pour un moment court mais fort, et sans doute inoubliable.

Setlist:
Entertainment
Lasso
Lisztomania
Long Distance Call
S.O.S. in Bel Air
Too Young
Girlfriend
Trying to Be Cool
Drakkar Noir
Chloroform
Sunskrupt!
Fences
The Real Thing
Armistice
1901
---------------------------
Countdown
If I Ever Feel Better
Funky Squaredance
Don't
Rome
Entertainment (instrumental)

 

Après avoir fini bien que mal par accepter que le concert est terminé et que je dois sortir par le côté de la scène, je quitte la salle comme ne voulant pas m’en éloigner, avant de croiser Sébastien Tellier, Breakbot et Irfane, d’entendre que Sofia Coppola et AIR étaient aussi dans la salle, et de voir finalement les membres du groupe sortir à pied de la salle en direction du Carmen, pour un after show en petit comité.

 

Jeudi 30 mai 2013 – La Musicale / L’Album de la Semaine – Studio 104

Une nouvelle fois avec une place de dernière minute cette fois-ci offerte par la maison de disques du groupe, et bien que je n’aie toujours pas réussi à retrouver ne serait-ce qu’un semblant de voix après le concert de dimanche, je me rends au Studio 104, à la Plaine Saint-Denis pour l’enregistrement de l’avant-dernière émission de la saison de “l’Album de la Semaine”, qui en version longue donne “La Musicale”, presentée par la belle Emma de Caunes.

Après avoir vu arriver le groupe au studio, c’est sur les gradins du côté de la scène, placement de quelques VIP oblige (rien à voir toutefois avec ceux présents à la Cigale), que j’assiste à un vrai mini concert du groupe avec une étrange impression de les accompagner dans les coulisses, sur le côté de la scène.

Profesionnalisme et plaisir de jouer toujours au rendez-vous, ambiance et effervescence du public en moins, car bien que l’émission soit une des meilleures, si ce n’est la meilleure, du genre, la configuration du studio n’est pas ce soir à la mesure s’un concert de Phoenix.

Même groupe, mêmes musiciens, le rouge de la veste de Deck passé au pantalon de Branco, “S.O.S. in Bel Air”, “Fences”, “If I Ever Feel Better – Funky Squaredance” et la reprise instrumentale de “Entertainment” en moins, double ration de “Trying To Be Cool – Drakkar Noir – Chloroform” en plus, aléas des captations live obligent, c’est encore avec des beaux souvenirs que l’on repart du studio de la Plaine Saint-Denis.

Setlist:
Entertainment
Lasso
Lisztomania
Long Distance Call
Too Young
Girlfriend
Trying to Be Cool
Drakkar Noir
Chloroform
Sunskrupt!
The Real Thing
Armistice
1901
---------------------------
Countdown
Don't
Rome
 

En attendant leur concert à Rock en Seine, où ils nous promettent quelques surprises (les Daft qui? quoi? oui, bon, on peut rêver), et pourquoi pas d’autres dates parisiennes en 2014, on retiendra le talent, l’énergie et le souci du détail du groupe, ainsi que leur extrême simplicité et leur proximité avec leurs fans.

Le bonus: “Bourgeois” absent des deux concerts mais joué en soundcheck à la Cigale.

La malus: la disparition de tout morceau de “Alphabetical” de la setlist, mais en même temps on peut pas leur en vouloir, tellement cette dernière se révèle efficace.

>> En concert le samedi 24 août au Domaine National de Saint-Cloud, dans le cadre du Festival Rock en Seine, et en tournée française en novembre 2013.

>> Diffusion de “La Musicale” le mercredi 12 juin 2013 à 23h10 sur Canal+.

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 15 juin 2013 à 11h40 sur Canal+.

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[live report] Texas – La Bellevilloise, Paris – 11 avril 2013

19 May

À l’image de Phoenix, dont je suis tombé amoureux dès la première écoute de “If I Ever Feel Better”, ou de celle de Mattafix, avec leur “Big City Life”, il ne m’a fallu qu’un seul visionnage de “In Our Lifetime” pour savoir qu’entre Sharleen Spiteri, Texas et moi, cela allait être une grande histoire d’amour. Un coup de foudre musical, parmi tant d’autres.

Et bien que douze ans me séparent de mon premier concert du groupe au Palais Omnisports de Paris Bercy, qui restera aussi mon tout premier grand concert (et ceux qui me connaissent savent que j’en ai fait beaucoup depuis !), et que les occasions de les revoir depuis aient été très rares, toutes ces années sont remplies d’excellents souvenirs. Bercy, l’Olympia, le Virgin Mégastore des Champs-Elysées, un appartement rue Danielle Casanova, dans le quartier de l’Opéra, à Paris, des showcases, des concerts et des rencontres qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Texas - The Conversation

En profitant d’un passage promo éclair du groupe en avril dernier, j’ai eu la chance d’assister avec quelques fans et quelques privilégiés à un showcase du groupe dans la petite salle de la Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris. Un moment court mais exceptionnel dans le cadre de l’enregistrement de la dernière de la saison 2012-2013 de “Le Ring”, émission musicale diffusée sur France Ô dans laquelle deux groupes différents “s’affrontent” sur scène.

Si je ne connaissais que vaguement France Ô et si j’ignorais l’existence de l’émission, presentée par Aline Afanoukoé, je me dois de saluer un concept original, car de la salle, au décor, au charme de la présentatrice, tout était là pour nous plonger dans l’ambiance d’un vrai ring de boxe. Et cela même si tous les pronostics étaient déjà faits, l’affiche de la soirée voyant s’affronter un poids plume, les françaises des Plastiscines, contre un poids lourd de la musique pop, les écossais de Texas.

Une première partie donc, avec les Plastiscines pour un set court, mignon, mais sans plus, au cours duquel elles ont inteprété leur dernier single, “Coming To Get You”, deux anciens tubes “B.I.T.C.H.” et “Barcelona”, ainsi que “Comment Faire ?”, nouveau titre de leur album, toujours sans nom, à venir.

Puis les choses sérieuses, Sharleen sortie de la foule, l’arrivée du groupe sur scène et un public surexcité et conscient de vivre un moment rare. Une première partie, destinée à la diffusion télé et composée de quatre nouveaux titres, “The Conversation”, le premier single, “Detroit City” et “Dry Your Eyes”, futurs singles, “If This Isn’t Real”, que je vois déjà faire partie d’une bande originale de film, puis “Suspicious Minds”, d’Elvis Presley, reprise chère au groupe qu’ils se devaient de jouer sur un ring, d’après Sharleen.

Une fois le public chauffé à blanc par cette reprise qui a toujours fonctionné à merveille sur scène, et bien que les caméras aient continué à tourner, ce fut au tour de la partie privée du concert, composée d’anciens tubes, pour nous faire plaisir et aussi, selon Sharleen, parce qu’ils avaient aussi besoin de répéter un peu.

La vraie raison? c’est que Texas a toujours aimé la scène, et le public le leur rend bien. “Halo”, “Black Eyed Boy”, “Summer Sun” et “Inner Smile”, tous interprétés par le groupe avec une énergie extraordinaire et entrecoupés de “yeaaaahs”, “come oooon” et autres pas de danse, marques de fabrique de Sharleen Spiteri.

Un concert court, mais puissant et émouvant, pour les retrouvailles d’un groupe mythique avec son public français, tout pour prouver, comme s’il le fallait, que Texas sont des bêtes de scène, et qu’après 25 ans de carrière ils reviennent en force pour notre plus grand plaisir !

Setlist:
Detroit City
If This Isn't Real
The Conversation
Dry Your Eyes
Suspicious Minds
------
Halo
Black Eyed Boy
Summer Sun
Inner Smile

 

Et puisqu’il sera dès demain dans les bacs, je ne peux que vous conseiller “The Conversation”, 8ème album studio de Texas qui signe, sans prétention, un retour aux sources pour le groupe, avec la participation de l’anglais Richard Hawley à l’écriture sur certains titres.

>> En concert (complet) le lundi 27 mai à la Gaîté Lyrique (initialement prévu au New Morning). Diffusion du concert privé dans “Le Ring” le vendredi 14 juin à 22h15 sur France Ô.

[remix Sunday] Phoenix – Entertainment (Hot Natured remix)

13 May

Alors que je suis toujours désespérément à la recherche d’un billet pour leur concert à la Cigale le 26 mai prochain (complet en moins de 10 minutes), aujourd’hui je vous présente ce qui, à mon goût, est le meilleur remix de “Entertainment”, premier extrait de “Bankrupt!”, le nouvel album des versaillais de Phoenix.

Phoenix - Entertainment (Hot Natured remix)

Un album produit, encore une fois, par Philippe Zdar et dont le processus créatif a été très compliqué, selon les déclarations du groupe, mais dont le résultat est cohérent et plus que satisfaisant. Si des chansons comme “Entertainment”, “Trying to be cool” ou le combo “Drakkar Noir”“Chloroform” s’imposent face au reste de l’album, l’énergie contagieuse de “SOS in Bel Air” ou “Don’t” ne nous laisse pas de marbre. D’autres morceaux nécessitent cependant de plusieurs écoutes pour être entièrement appréciés, que ce soit par des détails, comme l’intro de “The Real Thing”, ou par l’atmosphère qui s’en dégage, comme pour “Bourgeois” ou “Bankrupt”, dont des extraits ont servi de teasers pour l’album et dont le public attendait forcément beaucoup. Bien que le morceau titre de l’album ne détrône pas dans mon cœur “Love Like A Sunset” (version de “Twenty-One One Zero” présente sur le précédent opus du groupe, “Wolfgang Amadeus Phoenix”), le mash-up de ces deux morceaux joué en live par le groupe se révèle d’une profondeur épique, à l’image de chacune des prestations live de Phoenix qu’il m’ait été donné de voir.

A la façon d’un petit ovni, “Oblique City” vient clôturer l’album de la même manière dont tout a commencé, par une ambiance d’ailleurs et une énergie qui ne peut que nous donner envie d’écouter ces nouveaux morceaux en concert.

En attendant de retrouver Thomas, Branco, Deck et Christian, accompagnés de Thomas (Hedlund) et Rob, voici “Entertainment”, revu et corrigé par le quatour américano-britannique Hot Natured, pour une version nocturne, hypnotique, posée mais entraînante et sexy où la voix de Thomas Mars se retrouve superbement mise en valeur.

 

>> En concert (complet) le dimanche 26 mai à la Cigale, et le samedi 24 août au Domaine National de Saint-Cloud, dans le cadre du Festival Rock en Seine.

[live report] Foals – Studio 104 et la Maroquinerie, Paris – 12 et 13 décembre 2012

17 Dec

CSS, Phoenix, Dido, Crystal Fighters, Delphic, et le retour de Texas… 2012 n’est pas encore terminée que 2013 nous promet déjà des belles surprises. Et parmi les premières en lice on retrouve l’arrivée de “Holy Fire”, 3ème album studio des anglais de Foals, que le quintet d’Oxford est venu nous présenter dans le cadre d’une mini tournée promotionnelle incluant 2 dates parisiennes.

Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 12 décembre 1012

À peine un jour après l’annulation d’un concert en Angleterre pour cause de maladie du chanteur, Yannis Philippakis, c’est dans le cadre intimiste de l’enregistrement de l’émission “L’Album de la Semaine” que l’on retrouve le groupe venu nous présenter quelques titres extraits de leur nouvel album, à paraître en début d’année prochaine.

Presque tous de noir vêtus et accompagnés d’un musicien en renfort aux percussions, les anglais on su capter l’attention d’un public de fans lors d’un court set faisant la part belle aux nouvelles chansons.

Tout d’abord “My Number”, choisi pour être le deuxième single extrait de “Holy Fire”, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi, tellement le titre se révèle entraînant et dansant, avec la petite mélodie chantée par Walter Gervers, qui me sera restée en tête longtemps après la fin de l’enregistrement.

Vient ensuite “Late Night”, plus profonde, calme et posée, et dont je dois avouer n’avoir quasiment aucun souvenir.

Après une très belle interprétation de “Spanish Sahara”, “Inhaler” vient enflammer le plateau, tel un “classique” du groupe.

S’en suivent deux nouvelles chansons, “Providence”, avec ses paroles très simples, mais accrocheuses, et “Moon”, un titre interprêté uniquement par Yannis Philippakis à la voix et Edwin Congreave au clavier.

Le groupe ne reviendra ensuite au grand complet que pour réinterpréter “Blue Blood” et “My Number”, captation télé oblige.

Setlist:
Blue Blood
My Number
Late Night
Spanish Sahara
Inhaler
Providence
Moon

 

Foals - Holy Fire

La Maroquinerie, Paris – 13 décembre 2012

Impatient de pouvoir entendre dans une petite salle et dans une vraie configuration de concert les nouveaux titres découverts la veille, c’est avec un peu de retard et un peu de mal à me frayer un chemin dans une Maroquinerie pleine à craquer que je m’installe dans les premiers rangs de la salle.

Et c’est à peine quelques minutes plus tard que les membres de Foals arrivent sur scène pour un set qui démarre avec “Prelude”, morceau instrumental qui ouvre également le nouvel album du groupe.

Malgré un enchaînement rapide vers des morceaux connus, la dynamique tarde un peu à s’installer entre le groupe et son public, et ce n’est qu’avec l’arrivée de “My Number”, suivi d’un très bon “Olympic Airways” que la fosse commencera à sauter, sans plus jamais s’arrêter.

Le set alterne des nouveaux titres et d’anciens morceaux, des singles pour la plupart, avec un point culminant allant de “Spanish Sahara” jusqu’au rappel avec “Inhaler” et “Two Steps, Twice”.

De la chaleur, de la transpiration, une fosse complètement déchaînée, un Jimmy Smith qui ne peut s’empêcher de monter avec sa guitare sur les murs d’enceintes, un Yannis Philippakis qui non seulement fait de même, mais se jette dans la fosse à plusieurs reprises pour être porté par le public. C’est simple, je n’avais pas vue la Maroquinerie dans une telle effervescence depuis le passage des suédois de Mando Diao en 2009 !

Setlist:
Prelude
Miami
Blue Blood
My Number
Olympic Airways
Balloons
Total Life Forever
Providence
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electric Bloom
---------------------------
Inhaler
Two Steps, Twice

 

En résumé, 6 nouveaux titres sur les 11 qui composent “Holy Fire” en l’espace de deux jours, et bien que je n’aie pas eu droit à “Hummer” ni “Cassius”, celui-ci restera l’un des meilleurs concerts auxquels il m’aura été donné d’assister en 2012.

En vous présentant par avance mes excuses pour le son qui sature pas mal par moments (et pour cause, je n’étais pas loin du mur d’enceintes), mais ne serait-ce que pour témoigner un peu de l’ambiance du concert, voici, pour clore cette chronique, quelques images du concert prises par mes soins:

>> En concert à l’Olympia le lundi 25 mars 2013.

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 16 février 2013 à 12h sur Canal+.

[on my iPod] Concrete Knives – Be Your Own King

29 Oct

“Une certaine mélancholie d’une jeunesse non révolue”, “une envie évidente de marquer leur époque”, “la voix d’une génération”… tels sont les propos élogieux qui pourraient ouvrir cette chronique, mais il en sera autrement.

En effet, car bien qu’il s’agisse d’une chronique d’album, il s’agit surtout d’un jeune groupe prometteur et plein d’enthousiasme, et de talent, que j’ai eu la chance de découvrir l’année dernière sur la scène de la Cigale en première partie des Arctic Monkeys. Quand on dit que le hasard fait bien les choses!

Tâche difficile que celle de passer avant un groupe dont le succès et la réputation ne sont plus à faire, dur de débarquer sur scène pour chauffer l’ambiance dans une salle déjà en ébullition, sachant que l’exercice puet se révéler aussi casse-gueule qu’exceptionnel. Et ce jour-là cette bande de cinq potes tout juste débarqués de Caen a débarqué sur scène et a choisi la deuxième option, en rendant l’attente courte avec un set d’exception.

Car oui, les Concrete Knives connaissent la scène, celle des petites salles, et celle des Festivals, où ils réussissent à s’imposer aussi bien en début de journée, comme à Rock en Seine, en 2011, que face à des grosses têtes d’affiche, comme à Solidays, cette année, où ils ont été programmés face aux anglais de Metronomy.

Mais parlons de “Be Your Own King”, le tout premier album du groupe, sorti aujourd’hui chez Bella Union et distribué en France par Cooperative Music France, dont le catalogue est aussi alléchant que prestigieux (Digitalism, Garbage, Phoenix, CSS, Bloc Party, Two Door Cinema Club, c’est eux).

À l’instar de mes groupes français favoris, les Concrete Knives chantent en anglais, ma langue musicale préférée et qui, de mon point de vue, sert à merveille leur musique et leurs textes.

Concrete Knives - Be Your Own King

Ce premier album est l’occasion parfaite pour découvrir le groupe, ou redécouvrir en version studio des titres auxquels le live nous ont familiarisés, comme “Wild Gunman” ou le premier single, “Wallpaper”. C’est aussi une excellente opportunité d’entendre les nouvelles versions des titres comme “Happy Mondays”, “Brand New Start” ou “Greyhound Racing”, déjà présents dans “You Can”t Blame the Youth”, le premier EP du groupe.

Viennent compléter cette liste de vieilles connaissances des nouveaux titres comme “Bornholmer”, qui assume à merveille son rôle de morceau d’ouverture de l’album, “Truth” ou encore “Roller Boggie”, dont l’absence de paroles est compensée par une puissance mélodique sans failles. Mention spéciale, dans cette catégorie “nouveaux venus” à “Africanize” qui semble avoir été écrit en collaboration avec Amadou & Mariam et retouché par The Very Best, ainsi qu’à “Blessed”, qui clôt l’album et dont la mélodie n’est pas sans me rappeller la musique écrite par Michael Andrews pour l’excellente bande originale de “Moi, Toi et tous les Autres” de Miranda July.

Outre leur présence scénique, concentré d’énergie et de joie, outre les petits hymnes pop (dans le sens le plus noble du terme) qui composent “Be Your Own King”, on remarque aussi l’univers graphique sobre, mais non négligé, de leurs pochettes d’albums jusqu’au beau “CCKS” (pour Concrete Knives) sur scène, en passant par les tenues de Morgane Colas, seul élément féminin du groupe.

Des mélodies accrocheuses, des harmonies éfficaces et des rythmes entraînants. “Be Your Own King” est un feel-good album, court mais intense, sans prétention autre que celle de faire danser. A découvrir d’urgence et à redécouvrir impérativement sur scène. Mais pour commencer voici le premier single “Wallpaper”, en version acoustique, en attendant la vidéo officielle qui devrait sortir dans quelques jours.

“I won’t let the night steal and waste my mind !”

>> En concert à la Maroquinerie, à Paris, le 14 novembre 2012.

[on my iPod] Reverend and the Makers – @Reverend_Makers

16 Jun

Après deux albums, “The State of Tings” (2007) et “A French Kiss in the Chaos” (2009) édités chez Wall of Sound, c’est sur leur nouveau label, Cooking Vinyl, les Reverend and the Makers reviennent avec “@Reverend_Makers”, dont le nom est à l’image de l’intense activité du leader du groupe sur les réseaux sociaux.

Originaires de la (musicalement) prolifique ville de Sheffield, en Angleterre, c’est suite à une absence de 3 ans que le groupe fait son come-back.

Mené par le “Reverend” Jon McClure, il se compose de Laura McClure, Ed Cosens, Joe Moskow et les récemment arrivés Ryan Jenkinson et Joe Carnall.

Et puisqu’il est temps de mettre un terme à 3 ans d’attente, c’est à 3 jours de la sortie de l’album que nous vous proposons de le découvrir avec nous en avant-première via le site du NME.

Prêts? Alors mettez votre casque sur les oreilles, cliquez ici et c’est parti !

 

Bassline (album version)  *****

excellent choix pour préparer le public au come-back du groupe, et pour ouvrir le disque. Parfait pour trouver le courage d’aller danser toute la nuit, et pour faire danser les foules, que ce soit en concert ou en discothèque, un vrai club banger, à consommer sans modération.

Out of the Shadows   *****

tout comme le début de la version longue de “18-30” (dont la version originale figure sur le premier album), bien qu’en plus subtil ici, la guitare rappelle immédiatement un morceau dont Jon confesait à l’époque être fan: “Too Young” de Phoenix. Certainement mon titre préféré de l’album, et qui a tout pour être sinon un single, un vrai live favourite.

Shine the Light    ****

un son plutôt “classique” pour le groupe, avec un petit air de Kasabian. Un de ces morceaux rassembleurs que l’on imagine bien accompagner une manifestation ou être joués dans un stade. Un single? probablement.

Depthcharge    ***

sans doute le morceau le plus éloigné de tous les autres, avec ce côté expérimental qui en fait une sorte de mini jam session, sans vrai début ni fin, et qui nous rappelle que Jon McClure c’est aussi des projets parallèles tels que Mongrel ou le Reverend Sound System (RSS).

Warts N All   ****

sur un air de reggae (auquel le morceau précédent nous avait préparé), c’est le “Open Your Window” de ce nouvel album, avec un guitare acoustique qui brille comme jamais.

Yes You Do   ***

morceau déjà connu des fans, puisque interprété en acoustique lors des traditionnels rappels dont seul Jon a le secret. A savoir pour la prochaine fois que vous verrez le groupe en live (ce qui est très rare à Paris, mais on les attend de pied ferme !) ne partez pas à la fin, suivez Jon où qu’il vous mène…

The Wrestler   ****

le deuxième titre officiellement dévoilé de cet album, sorte de cousin du grandiose “Heavyweight Champion of the Sound”, malgré les notes du début directement empruntées à “The Machine” (titre auquel a participé un tel Alex Turner, et qui figure sur “The State of Things”, premier album du groupe). Disponible en téléchargement gratuit par ici.

1 + 0    **

morceau sympathique à écouter, mais qui a un peu de mal à trouver une identité dans l’ensemble.

Noisy Neighbour   ***

plus rythmé que le précédent, mais également en dessous du reste.

What Goes Around  ***

dernier morceau de l’album, qui conclut avec un plaisant sentiment de déjà-vu, en nous laissant toutefois un peu sur notre faim.

@Reverend_Makers

En conclusion, un album qui nous fait penser à celui de leur début, et même s’il est loin d’être aussi parfait, il contient des très bons morceaux, calibrés pour la scène ou le dance floor. Après tout, ce qui compte à la fin c’est qu’on retrouve le savoir-faire et l’énergie du groupe, ainsi que le génie du Reverend lorsqu’il s’agit d’écrire et composer des paroles et des mélodies aussi intelligentes qu’acrocheuses.

On retrouve un groupe moins engagé que par le passé, mais plus détendu et prêt à faire la fête. Qu’on se le dise, Jon McClure et sa bande sont de retour et ils vont nous faire bouger !

Et on vous laisse avec la version radio de “Bassline”, le premier morceau de l’album, à télécharger gratuitement sur le profil Facebook du groupe :

 

Et pour ceux qui voudront se procurer la version deluxe de l’album, sachez que sur le 2ème disque figure une mixtape exclusive (également en écoute sur le site du NME) contenant des remixes et des collaborations avec des amis de longue date du groupe comme Matic Mouth, Richard Hawley, Carl Barat, Roots Manuva et le rappeur Kano, entre autres.

“I’m coming out of the shadows

I’m coming into the light.

I’m stepping out in the sunshine

’cause it’s the end of the night”