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[on my iPod] alt-J (∆) – Tessellate

6 Nov

Oui, vous avez sans doute déjà entendu parler d’alt-J (∆), ou du moins été interpellés par l’étrangeté de leur nom, car cela fait déjà quelques mois qu’ils font le buzz.

Et puisque leur premier album, “An Awesome Wave” vient d’être élu par la profession “meilleur album britannique de l’année”, je vais profiter de l’occasion pour vous parler un peu d’eux.

Venus de Leeds en Angleterre, ces quatre jeunes lauréats du prestigieux Mercury Prize, qui succèdent à PJ Harvey, qui l’a remporté en 2011, ne sont pas uniquement des geeks (leur nom fait référence au raccourci qui donne le symbole Δ sur un Mac à clavier QWERTY), mais aussi des musiciens à part entière dont l’univers musical s’intègre parfaitement dans le paysage de la musique alternative actuelle.

alt-J (∆) - An Awesome Wave

Il en est de même pour leur univers visuel (on retrouve le delta ∆ de leur nom jusque dans la pochette de l’album, représentant une composition d’image satellite montrant le delta d’un cours d’eau), avec des clips comportant des références et des styles très divers.

Et c’est justement un de leurs clips que je vous présente aujourd’hui, celui de “Tessellate”, dont les différents personnages d’une fresque directement inspirée de “L’École d’Athènes”, du peintre italien Raphaël, prennent vie à tour de rôle, dans une version gangsta/hip-hop. Des tableaux dans le tableau, pour un résultat élégant que je vous laisse découvrir par vous-même immédiatement:

“Triangles are my favorite shape.
Three points where two lines meet.
Toe to toe, back to back, let’s go.
My love, it’s very late.
‘Til morning comes, let’s tessellate”

À écouter également “Breezeblocks”, “Matilda”, “Disolve Me”, “Fitzpleasure” et “Something Good”, dernier single en date, tous extraits de “An Awesome Wave”.

>> En concert (complet) à la Boule Noire le 08 novembre 2012 dans le cadre du Festival des Inrocks, et en première partie de Two Door Cinema Club au Zénith de Paris le 15 novembre 2012.

[on my iPod] Concrete Knives – Be Your Own King

29 Oct

“Une certaine mélancholie d’une jeunesse non révolue”, “une envie évidente de marquer leur époque”, “la voix d’une génération”… tels sont les propos élogieux qui pourraient ouvrir cette chronique, mais il en sera autrement.

En effet, car bien qu’il s’agisse d’une chronique d’album, il s’agit surtout d’un jeune groupe prometteur et plein d’enthousiasme, et de talent, que j’ai eu la chance de découvrir l’année dernière sur la scène de la Cigale en première partie des Arctic Monkeys. Quand on dit que le hasard fait bien les choses!

Tâche difficile que celle de passer avant un groupe dont le succès et la réputation ne sont plus à faire, dur de débarquer sur scène pour chauffer l’ambiance dans une salle déjà en ébullition, sachant que l’exercice puet se révéler aussi casse-gueule qu’exceptionnel. Et ce jour-là cette bande de cinq potes tout juste débarqués de Caen a débarqué sur scène et a choisi la deuxième option, en rendant l’attente courte avec un set d’exception.

Car oui, les Concrete Knives connaissent la scène, celle des petites salles, et celle des Festivals, où ils réussissent à s’imposer aussi bien en début de journée, comme à Rock en Seine, en 2011, que face à des grosses têtes d’affiche, comme à Solidays, cette année, où ils ont été programmés face aux anglais de Metronomy.

Mais parlons de “Be Your Own King”, le tout premier album du groupe, sorti aujourd’hui chez Bella Union et distribué en France par Cooperative Music France, dont le catalogue est aussi alléchant que prestigieux (Digitalism, Garbage, Phoenix, CSS, Bloc Party, Two Door Cinema Club, c’est eux).

À l’instar de mes groupes français favoris, les Concrete Knives chantent en anglais, ma langue musicale préférée et qui, de mon point de vue, sert à merveille leur musique et leurs textes.

Concrete Knives - Be Your Own King

Ce premier album est l’occasion parfaite pour découvrir le groupe, ou redécouvrir en version studio des titres auxquels le live nous ont familiarisés, comme “Wild Gunman” ou le premier single, “Wallpaper”. C’est aussi une excellente opportunité d’entendre les nouvelles versions des titres comme “Happy Mondays”, “Brand New Start” ou “Greyhound Racing”, déjà présents dans “You Can”t Blame the Youth”, le premier EP du groupe.

Viennent compléter cette liste de vieilles connaissances des nouveaux titres comme “Bornholmer”, qui assume à merveille son rôle de morceau d’ouverture de l’album, “Truth” ou encore “Roller Boggie”, dont l’absence de paroles est compensée par une puissance mélodique sans failles. Mention spéciale, dans cette catégorie “nouveaux venus” à “Africanize” qui semble avoir été écrit en collaboration avec Amadou & Mariam et retouché par The Very Best, ainsi qu’à “Blessed”, qui clôt l’album et dont la mélodie n’est pas sans me rappeller la musique écrite par Michael Andrews pour l’excellente bande originale de “Moi, Toi et tous les Autres” de Miranda July.

Outre leur présence scénique, concentré d’énergie et de joie, outre les petits hymnes pop (dans le sens le plus noble du terme) qui composent “Be Your Own King”, on remarque aussi l’univers graphique sobre, mais non négligé, de leurs pochettes d’albums jusqu’au beau “CCKS” (pour Concrete Knives) sur scène, en passant par les tenues de Morgane Colas, seul élément féminin du groupe.

Des mélodies accrocheuses, des harmonies éfficaces et des rythmes entraînants. “Be Your Own King” est un feel-good album, court mais intense, sans prétention autre que celle de faire danser. A découvrir d’urgence et à redécouvrir impérativement sur scène. Mais pour commencer voici le premier single “Wallpaper”, en version acoustique, en attendant la vidéo officielle qui devrait sortir dans quelques jours.

“I won’t let the night steal and waste my mind !”

>> En concert à la Maroquinerie, à Paris, le 14 novembre 2012.

[on my iPod] Two Door Cinema Club – Beacon

17 Sep

Deux semaines après la sortie chez Kitsuné / Cooperative Music de “Beacon”, deuxième essai des irlandais de Two Door Cinema Club, l’heure est venue de faire le bilan.

Non pas un bilan des ventes, mais de la qualité du contenu, et de la qualité il y en a parmi les 11 titres qui composent l’album, qui est authentique concentré d’énergie.

Dans le peloton de tête on retrouve les excellents “Next Year”, qui ouvre le bal, et “Sun”, morceau qui a été choisi comme Coming Next pour la première semaine de la nouvelle saison du Grand Journal de Canal+.

On s’en souvient par ailleurs que l’ancien générique de l’émission, une reprise de “Superstition” de Stevie Wonder remixé par le duo BeatauCue, était interprété par Two Door Cinema Club.

Viennent ensuite les très (très) bons “Wake Up” et “Someday”, suivis de près par “Handshake” et “Sleep Alone”, premier single de ce nouvel opus.

Le beau et estival “The World Is Watching”, en duo avec Valentina, plus posé mais pas moins rythmé, marque la fin de la première motié de l’album, que l’on peut aisément décrire comme riche en guitares et mélodies imparables.

Forcément, à démarrer avec une telle force on finit par s’essouffler, ce qui nous donne une deuxième moitié plus brouillon et moins marquante, avec quatre titres parmi lesquels on peut sauver “Pyramid” et “Settle” et oublier, non sans avoir écouté au moins une fois, “Spring” et “Beacon”, qui aura au moins eu le mérite de donner son nom à l’album.

Attention toutefois à ne pas se méprendre, l’ensemble est cohérent et plus qu’agréable à écouter, et réécouter, et réécouter… car Two Door Cinema Club a beau être un groupe jeune, il réussit haut la main l’épreuve du second album et reste une puissante machine à tubes, plus efficaces les uns que les autres, et que l’on écoutera sans doute en boucle dans les mois à venir.

Two Door Cinema Club - Beacon

“Over and over many setting suns,
I have run, I have waited for the rain to come.
When through that mist I see the shape of you,
And I know, and I know that I’m in love with you”

Comme bonus, voici deux extraits de “Next Year” et “What You Know” enregistrés lors de leur showcase/dédicace à la FNAC Forum la semaine dernière, au cours duquel il ont également interprété “Sleep Alone” et “Undercover Martyn”.

Une preuve de plus, comme s’il en fallait, de la qualité des compositions du groupe, puisqu’on sait bien que les bonnes chansons sont celles qui sonnent toujours aussi bien en version acoustique.

>> En concert au Zénith de Paris le jeudi 15 novembre 2012.