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[on my iPod] CSS – Dynamite

12 Jun

Deux ans après “La Libéración”, dans lequel on retrouvait des collaborations avec les new-yorkais de Ratatat, l’écossais Bobby Gillespie, de Primal Scream ou encore l’américain Cody Critcheloe, de SSION, c’est désormais sans Adriano Cintra que les brésiliennes de CSS reviennent pour nous présenter “Planta”.

Une nouvelle manière de composer pour le quintet devenu quartet, qui s’est tourné pour la première fois vers les États-Unis pour l’enregistrement de l’album, sous la houlette de Dave Sitek, de TV on the Radio à la production, pour un résultat un peu plus expérimental et moins immédiatement évident que les précédents albums, mais tout aussi intéressant.

CSS - Planta

Moins de collaborations cette fois-ci, avec la participation de Tim Armstrong, du groupe américain Rancid, à l’écriture dans “Hangover”, et surtout (surtout!) celle de Hannah Blilie de Gossip à la batterie sur “Dynamite”.

Un titre punk, rock, spontané et explosif destiné à être le deuxième single tiré du nouvel album, dans lequel on retrouve avec plaisir le talent et l’énergie de cinq amies de longue date, prêtes à tout écraser sur leur chemin. Du break à la guitare acoustique jusqu’à l’omniprésence de la batterie de Blilie sur l’ensemble du morceau, c’est sans aucun doute un des moments forts de l’album, taillé pour le live, tout comme l’excellent “Teenage Tiger Cat”, grrrrrr.

Féministe, gay friendly, déjanté ou simplement amateur de bonne musique, je ne peux que vous inviter à découvrir, si ce n’est déjà fait, l’univers de Lovefoxxx, Luiza, Ana et Carolina, ces brésiliennes hors du commun, et à écouter au plus vite leur nouvel album, “Planta”, sorti hier et dans les bacs partout en France dès lundi prochain, en attendant de les retrouver sur scène dans un futur que l’on espère plus que proche.

À ne rater sous aucun prétexte: “Dynamite” et “Teenage Tiger Cat”, pour le côté rock, “Hangover”, pour le côté déluré, ainsi que “Into the Sun” et “The Hangout” pour le côté pop, les paroles et la voix envoûtante de Lovefoxxx.

Et pour finir, voici la vidéo promotionnelle de “Hangover”, premier single du nouvel album, qui ne pourra que vous donner de danser, comme souvent avec CSS !

“Driving away into the sun.

I’m looking forward, fuck everyone !

Leaving alone, starting a new day,

Into the sun…”

(Into the Sun)

 

>> En concert le lundi 23 septembre au Trabendo.

[on my iPod] The Virgins – Flashbacks, Memories and Dreams

9 Mar

Après un premier album éponyme rempli de tubes sorti en 2008, qui les a fait connaître dans le monde, et après un décevant concert l’année dernière à la Cigale pour le festival Jalouse Rocks Paris avec Levi’s, les new-yorkais de The Virgins reviennent sur le devant de la scène avec “Strike Gently”, qui sortira le 12 mars prochain chez Cult Records, le label d’un certain Julian Casablancas.

The Virgins - Strike Gently

Bien que de la bande à Donald Cumming, dans sa version originale, il ne reste plus que lui, l’esprit des compositions reste le même, comme le prouve un premier extrait accrocheur et plus que prometteur dont je vous présente aujourd’hui la vidéo.

Une vidéo old school, onirique et un peu érotique sur les bords, qui nous rappelle cete belle époque où MTV était encore une chaîne musicale. Voici donc, pour le plaisir des yeux et des oreilles, “Flashbacks, Memories and Dreams”

Attention: NSFW…

“Well she dreamed of the silver screen,
but she’s just a scream,
but she’s all in bronze.
You say way better you than me,
but she’s hard to see when the lights come on.
She can dance with the shadow on,
like she’s all alone as the hours pass.
Should she stay for a night or so,
but she’s gotta go like a breath of life…”

 

[live report] Hanni El Khatib – Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 25 février 2013

4 Mar

J’ai beau avoir des goûts assez éclectiques et être toujours avide de nouvelles expériences musicales, parfois je passe à côté de certains bons artistes que je finis par découvrir un jour ou l’autre. Ce fut le cas d’un américain du nom de Hanni El Khatib, dont j’étais passé à côté du premier album, et que j’ai eu le plaisir de découvrir en live l’année dernière sur la scène de la Cigale, comme tête d’affiche du festival Jalouse Rocks Paris avec Levi’s.

Et c’est habillé d’un beau Levi’s noir et d’une chemise en jean que je le retrouve huit mois plus tard, accompagné de ses trois amis et musiciens devant les caméras de l’Album de la Semaine au Studio 104, où il est venu nous présenter quelques titres de son nouvel album, “Head in the Dirt”.

Produit par Dan Auerbach, des Black Keys, ce deuxième album dont la sortie est fixée au 29 avril prochain contient du lourd en matière de rock. En effet, et j’avais déjà pu le constater devant le public de la Cigale, la voix et la guitare de Hanni el Khatib dégagent une énergie et une puissance extrêmement communicatives, avec un léger goût vintage, qui n’est pas pour me déplaire.

Hanni El Khatib - Head in the Dirt

Bien qu’un total de neuf titres aient été joués pour l’émission, dont sept des onze qui composent le nouvel album, certains sortent définitivement du lot. En particulier “Head in the Dirt”, qui donne son nom à l’album et qui se révèle être une excellente entrée en matière.

Remarquables aussi “Nobody Move”, pour le côté rock, et “Penny”, pour le côté accrocheur. Sympathique également de réécouter “Loved One” et surtout “Dead Wrong”, tous deux issus de “Will the Guns Come Out”, le premier album du californien, sorti en 2011.

Mais la vraie claque, pour laquelle j’ai du attendre jusqu’à la fin, est arrivée lors du “rappel” pendant lequel, effet Larsen oblige, on a eu le plaisir d’entendre une deuxième fois quatre titres, mais surtout de finir en beauté par un titre aussi court que puissant, l’excellent “Family”, premier single extrait du nouvel album.

En résumé, un concentré d’énergie et de rock comme on aime, et une belle occasion de découvrir des nouveaux morceaux dans un cadre intimiste pour laquelle même Emma de Caunes, en fan fidèle, aura fait le déplacement.

“Go walk away, go walk alone…”, “nobody move, nobody gets hurt…”, “my perfect little Penny…”, “F-A-M, I-L-Y, ’til the day we die…”, autant des paroles qui résonnent encore dans ma tête et qui hanteront sans doute mon cerveau pour quelques mois, en attendant de revoir Hanni el Khatib en live, cette fois-ci avec des bouchons pour les oreilles ceci dit.

Setlist:
Head in the Dirt
Nobody Move
Penny
Skinny Little Girl
Loved One
Pay No Mind
Dead Wrong
Save Me
Family

 

Car oui, c’est sur scène où l’essence même de la musique se trouve, et où le rock prend toute son ampleur. Voici pour preuve (comme s’il le fallait) “Fuck It. You Win”, interprété en clôture du set du californien à la Cigale le 5 juin dernier:

 

Et en bonus, puisque que je ne pouvais pas vous quitter sans vous le faire écouter, voici l’excellent “Family”, dont je vous laisserai le loisir d’aller découvrir la vidéo par vous-mêmes.

 

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 27 avril 2013 à 11h40 sur Canal+.

[remix Sunday] Monarchy feat. Dita Von Teese – Disintegration (Mike Luck remix)

4 Feb

Je dois l’avouer, jamais je n’aurai assez des vidéos mettant en scène des jolies filles dans des situations étranges, sinistres, chaotiques, mystérieuses, perturbantes mais sensuelles.

Après Noomi Rapace chez les Rolling Stones il y a quelques jours, c’est au tour de Dita Von Teese de figurer dans un clip musical, celui du morceau “Disintegration” du duo anglais Monarchy, auquel elle prête également sa voix.

Monarchy feat. Dita Von Teese - Disintegration

Mais avant la vue j’ai décidé de stimuler d’abord vos oreilles avec le remix réalisé par le DJ et producteur néerlandais Mike Luck.

Avec un début (très) fortement inspiré du “Roadgame” du français Kavinsky cette relecture, plutôt cinématographique, met en avant la voix sensuelle de Dita Von Teese.

 

À écouter également l’autre remix du morceau par Mighty Mouse, une version un brin plus disco et dansante, mettant en avant cete fois les voix d’Andrew Armstrong et Ra Black.

Et pour finir voici, comme promis, la belle vidéo de “Disintegration” de Monarchy feat. Dita Von Teese, réalisée par Roy Raz.

Attention: NSFW…

“You and me,
hold your breath and count to three.
I want so much
to give you my everyhting.

Disintegration
Suffocation
My life is taken.
Annihilation”

[on my iPod] The Rolling Stones – Doom and Gloom

1 Feb

“(I Can’t Get No) Satisfaction”, “Under My Thumb”, “Angie”, “Paint it Black”, “Sympathy for the Devil”, “You Can’t Always Get What You Want”, “Miss You”… autant de tubes que d’années de carrière pour un groupe mythique du rock, the Rolling Stones. Et bien que leur parcours soit aussi rempli d’excès que de succès, ils continuent encore de nous surprendre.

Présent aux côtés des tubes précédemment cités ainsi que d’un deuxième inédit, “One More Shot”, sur la compilation best-of “Grrr!” sortie en fin d’année dernière, “Doom and Gloom” est un morceau explosif, plein d’énergie et sur lequel il m’est totalement impossible de m’empêcher de bouger frénétiquement.

The Rolling Stones - Grrr!

Et quoi de mieux pour illustrer l’ambiance de cette chanson qu’une vidéo trash, rock et captivante dans laquelle l’actrice suédoise Noomi Rapace joue l’alter ego endiablé de Mick Jagger, le tout sous la caméra expérimentée du réalisateur, également suédois, Jonas Åkerlund.

Un pilote d’avion, une hôtesse de l’air, une fille boulimique, des zombies, une prostituée, une SDF, un riche magnat, une fille rebelle et un groupe mythique, ou la rencontre explosive de la Suède et l’Angleterre pour un résultat obsédant. Vous êtes prévenus, tenez-vous prêts à danser au rythme de “Doom and Gloom”… grrrrr !

Attention: NSFW…

“What’s it all about?
Does it just reflects my mood?
Sitting in the dirt,
feeling kind of hurt.
All I hear is doom and gloom
and all is darkness in my room.
Through the light your face I see.
Baby, take a chance.
Baby, won’t you dance with me?”

[on my iPod] The xx – Last Christmas

24 Dec

Si des groupes comme The Killers nous servent chaque année une composition originale pour célébrer Noël, d’autres chanteurs ou groupes se contentent de reprendre des “classiques”, de manière plus ou moins réussie.

Cela ne fait aucun doute, parmi les chansons de Noël les plus reprises on retrouve “Last Christmas”, titre sorti en 1984 et interprété par le duo anglais Wham!, formé par George Michael et Andrew Ridgeley.

J’ai donc choisi pour ce 24 décembre de vous présenter deux reprises différentes de ce tube planétaire.

Tout d’abord la version des anglais de The xx, telle qu’elle a été interprétée pour la première fois sur scène par le groupe lors de leur deuxième, et dernier, concert au Centquatre de Paris mercredi dernier. Une version dans laquelle on reconnaît aisément l’empreinte du groupe, sans que cela dénature pour autant la chanson originale. Ou comment “Last Christmas” devient “Last Xmas”, pour ainsi dire.

 

Quant à la deuxième, il s’agit de la version offerte par le groupe israélien The Young Professionals, avec toujours au chant Ivri Lider. Une version plus pop, plus dansante, plus proche de l’originale mais aussi un poil plus kitsch, que voici:

 

Et sur ces notes il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un joyeux Noël, riche en cadeaux et de la bonne musique !

“Last Christmas I gave you my heart
but the very next day you gave it away.
This year to save me from tears
I’ll give it to someone special…”

 

[live report] Foals – Studio 104 et la Maroquinerie, Paris – 12 et 13 décembre 2012

17 Dec

CSS, Phoenix, Dido, Crystal Fighters, Delphic, et le retour de Texas… 2012 n’est pas encore terminée que 2013 nous promet déjà des belles surprises. Et parmi les premières en lice on retrouve l’arrivée de “Holy Fire”, 3ème album studio des anglais de Foals, que le quintet d’Oxford est venu nous présenter dans le cadre d’une mini tournée promotionnelle incluant 2 dates parisiennes.

Studio 104, La Plaine Saint-Denis – 12 décembre 1012

À peine un jour après l’annulation d’un concert en Angleterre pour cause de maladie du chanteur, Yannis Philippakis, c’est dans le cadre intimiste de l’enregistrement de l’émission “L’Album de la Semaine” que l’on retrouve le groupe venu nous présenter quelques titres extraits de leur nouvel album, à paraître en début d’année prochaine.

Presque tous de noir vêtus et accompagnés d’un musicien en renfort aux percussions, les anglais on su capter l’attention d’un public de fans lors d’un court set faisant la part belle aux nouvelles chansons.

Tout d’abord “My Number”, choisi pour être le deuxième single extrait de “Holy Fire”, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi, tellement le titre se révèle entraînant et dansant, avec la petite mélodie chantée par Walter Gervers, qui me sera restée en tête longtemps après la fin de l’enregistrement.

Vient ensuite “Late Night”, plus profonde, calme et posée, et dont je dois avouer n’avoir quasiment aucun souvenir.

Après une très belle interprétation de “Spanish Sahara”, “Inhaler” vient enflammer le plateau, tel un “classique” du groupe.

S’en suivent deux nouvelles chansons, “Providence”, avec ses paroles très simples, mais accrocheuses, et “Moon”, un titre interprêté uniquement par Yannis Philippakis à la voix et Edwin Congreave au clavier.

Le groupe ne reviendra ensuite au grand complet que pour réinterpréter “Blue Blood” et “My Number”, captation télé oblige.

Setlist:
Blue Blood
My Number
Late Night
Spanish Sahara
Inhaler
Providence
Moon

 

Foals - Holy Fire

La Maroquinerie, Paris – 13 décembre 2012

Impatient de pouvoir entendre dans une petite salle et dans une vraie configuration de concert les nouveaux titres découverts la veille, c’est avec un peu de retard et un peu de mal à me frayer un chemin dans une Maroquinerie pleine à craquer que je m’installe dans les premiers rangs de la salle.

Et c’est à peine quelques minutes plus tard que les membres de Foals arrivent sur scène pour un set qui démarre avec “Prelude”, morceau instrumental qui ouvre également le nouvel album du groupe.

Malgré un enchaînement rapide vers des morceaux connus, la dynamique tarde un peu à s’installer entre le groupe et son public, et ce n’est qu’avec l’arrivée de “My Number”, suivi d’un très bon “Olympic Airways” que la fosse commencera à sauter, sans plus jamais s’arrêter.

Le set alterne des nouveaux titres et d’anciens morceaux, des singles pour la plupart, avec un point culminant allant de “Spanish Sahara” jusqu’au rappel avec “Inhaler” et “Two Steps, Twice”.

De la chaleur, de la transpiration, une fosse complètement déchaînée, un Jimmy Smith qui ne peut s’empêcher de monter avec sa guitare sur les murs d’enceintes, un Yannis Philippakis qui non seulement fait de même, mais se jette dans la fosse à plusieurs reprises pour être porté par le public. C’est simple, je n’avais pas vue la Maroquinerie dans une telle effervescence depuis le passage des suédois de Mando Diao en 2009 !

Setlist:
Prelude
Miami
Blue Blood
My Number
Olympic Airways
Balloons
Total Life Forever
Providence
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electric Bloom
---------------------------
Inhaler
Two Steps, Twice

 

En résumé, 6 nouveaux titres sur les 11 qui composent “Holy Fire” en l’espace de deux jours, et bien que je n’aie pas eu droit à “Hummer” ni “Cassius”, celui-ci restera l’un des meilleurs concerts auxquels il m’aura été donné d’assister en 2012.

En vous présentant par avance mes excuses pour le son qui sature pas mal par moments (et pour cause, je n’étais pas loin du mur d’enceintes), mais ne serait-ce que pour témoigner un peu de l’ambiance du concert, voici, pour clore cette chronique, quelques images du concert prises par mes soins:

>> En concert à l’Olympia le lundi 25 mars 2013.

>> Diffusion de “L’Album de la Semaine” le samedi 16 février 2013 à 12h sur Canal+.